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18oct/110

Review de From Dust, le dernier jeu d’Eric Chahi

Je vous avais parlé il y a quelques mois de la sortie du dernier "bébé" d'Eric Chahi, From Dust, et je viens naturellement vous en faire une review après l'avoir dévoré.  Parlons tout d'abord de sa durée de vie quelque peu limitée, j'ai fini le jeu en à peine quelques heures - pré-commandé chez Ubisoft ne sachant pas qu'il allait sortir sur Steam, pas de certitude, mais à la louche, je dirais 3-4. La prise en main s'est faite naturellement, les commandes étant peu nombreuses et assez intuitives. Pour ce qui est de l'histoire, comme je l'avais expliqué dans mon précédent billet, nous incarnons une divinité appelée le Souffle, chargée de protéger et de faire évoluer une tribu primitive sur différentes îles/cartes où la nature impose chaque fois des règles bien particulières. Les phénomènes climatiques sont impressionnants et très bien réalisés, que ce soit la propagation de la végétation, les tsunamis ou les éruptions volcaniques, tout ça fonctionne très bien. Du côté des interactions du joueur avec la matière (nous pouvons déplacer l'eau et la terre, mais aussi façonner la roche à l'aide de la lave produite par les volcans), j'ai trouvé ça très fun et les univers étant assez variés, je n'ai pas eu le temps de m'en lasser - que le jeu soit court y est sûrement pour quelque chose.

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C'est vraiment dommage mais j'ai trouvé que le jeu prenait toute sa puissance dans sa dernière carte. Quelle idée de donner les gros pouvoirs (possibilité de modelage du terrain, d'ajout de cours d'eau, de volcans...) à la toute fin du jeu ? Je conçois tout à fait qu'il aurait été stupide d'être tout puissant durant la majorité de l'histoire, mais n'avoir ces atouts que sur une seule carte est assez frustrant, alors certes j'en ai bien profité mais en repensant aux tableaux précédents, je me suis dit qu'ils auraient pu être encore plus intéressants avec ces possibilités supplémentaires. C'est comme si les développeurs avaient souhaité nous récompenser d'avoir correctement mené notre tribu tout du long. Dans tous les cas, la dernière carte est vraiment à faire ! En revanche, quelle ne fut pas ma déception en assistant à la fin du jeu sans réelle cinématique ! Oui, je sais que j'attache de l'importance à des détails, mais quand même... Je ne demandais pas une pure animation de 10mn, simplement une comme nous en avons eu tout au long du jeu, pour clore l'histoire d'une plus belle manière que ce qui est proposé ici.

Une fois terminé et si vous n'avez pas été trop mauvais car chacun de ces mondes se débloquent au cours du mode histoire, le mode défi vous permettra de continuer l'aventure et d'y trouver un peu plus de challenge. Chaque épreuve concerne des problèmes bien particuliers (éteindre une énorme barrière de feu qui encercle et menace de détruire votre village, tsunamis imminents et j'en passe), et vous n'aurez accès qu'à certains pouvoirs pour vous en sortir, ou plus exactement pour protéger votre tribu. Je n'ai pas encore tout fini, mais pour le coup, j'ai dû refaire plusieurs fois chaque carte pour y arriver. Ça fait plaisir !

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Autres bonus à débloquer, les mémoires tribales, qui sont en fait des textes approfondissant l'histoire et les différents éléments du jeu. C'est sympa mais j'aurais préféré des artworks (dans le style des images sélectionnées dans ce billet par exemple), un petit making off de la réalisation ou encore un mix de tout ça. Là, très sincèrement, j'ai dû en lire deux, histoire de voir ce que ça donnait, mais pas plus.

Autre remarque négative ne concernant pas le jeu mais son éditeur, Ubisoft, car je vous l'ai déjà dit plus haut, j'avais pré-commandé le jeu sur leur plateforme et je n'ai tout simplement pas pu ajouter ma clé sur Steam par la suite... Ça sent le coup fourré à plein nez et c'est assez désagréable. Si j'avais su qu'il allait sortir sur la plateforme de Valve, je l'y aurais pris sans hésiter. Rajoutez à cela le pseudo lanceur obligatoire totalement useless qui vous propose 15 fois la même mise à jour, et vous comprendrez que, sauf cas de force majeure, je ne suis pas prêt de remettre les pieds chez Ubi...

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Pour conclure sur une note plus positive, je ne suis pas déçu de From Dust, il a même dépassé d'un poil mes espérances et j'espère vraiment qu'il y aura un From Dust 2 utilisant ce volet comme d'un bac à sable. J'attends de toutes manières le prochain jeu d'Eric Chahi avec impatience !

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Screenshot du jeu

27fév/110

Kindle 3, l’eBook reader d’Amazon (review)

Je me suis fait un petit plaisir à Noël dernier en commandant un ebook reader dernière génération de chez Amazon : le Kindle 3. Lisant pas mal de docs techniques, il m'était difficile de transporter des gros bouquins de plus de 500 pages, le PC n'étant pas très pratique à transporter et n'aimant pas non plus passer des heures à lire sur un écran (et encore moins sur un smartphone), c'est tout naturellement que je me suis dirigé vers un lecteur de livres électroniques. Quelques questions ont tout de même précédé ma décision : cette fameuse encre électronique faisait-elle une vraie différence par rapport à un écran, le confort de lecture était-il bien au rendez-vous ?

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Ça fait maintenant plus d'un mois que je l'utilise et je vous le dis tout net : j'en suis ravi ! Le design de l'appareil est simple mais classe. Fin et léger, il tient facilement dans la main ce qui peut se révéler pratique dans de nombreuses situations. Par sécurité, j'ai pris la couverture en cuir afin de pouvoir le transporter sereinement, elle était un poil chère mais je n'ai aucun regret car elle s'est révélée être de très bonne facture. L'écran quant à lui est de taille idéale et les sources de lumière s'y reflètent de façon diffuse, ce qui permet de lire sans gêne dans un environnement ensoleillé ou contrasté. La technologie de l'encre électronique (e-ink) est réellement bluffante, le confort de lecture est bel et bien au rendez-vous !  Je me sers du Kindle de façon quasi-quotidienne depuis un mois et je ne l'ai toujours pas rechargé, pour vous dire que l'autonomie annoncée (1 mois avec le wifi désactivé) est effective.

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De nombreuses fonctions permettent d'agrandir ou de rétrécir la taille du texte ou encore de changer la police d'écriture. Un mode speach peut nous faire la lecture, le son pouvant sortir des petits haut-parleurs situés derrière le Kindle (néanmoins, ça fonctionne correctement qu'avec des écrits US, l'accent français n'étant pas encore tout à fait en place). Un navigateur internet est également disponible mais ses fonctions sont très limitées, le Kindle n'est clairement pas taillé pour ça. Il est bien entendu possible d'accéder au Kindle Store pour aller acheter ou récupérer les livres déjà acquis directement sur internet sans le connecter à un quelconque ordinateur, chose qu'apprécieront sûrement les nomades dans l'âme.

Le Kindle sait ouvrir nativement les fichiers Kindle (AZW) (encore heureux !), TXT, PDF, Audible (Audible Enhanced (AA, AAX)), MP3, MOBI (non protégés uniquement), PRC mais aussi les HTML, DOC, JPEG, GIF, PNG, BMP grâce à un processus de conversion. Pour la gestion du Kindle (et des ebooks en général), j'utilise le logiciel open source Calibre qui fait tout le boulot à ma place et charge les fichiers automatiquement sur le Kindle après les avoir convertis dans le format qui va bien.

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Comme certains d'entre vous le savent peut être déjà, un nouveau firmware est sorti il y a peu et je me demandais comment la mise à jour allait se dérouler. Au final, il m'a suffit d'activer le wifi pour qu'elle se charge toute seule en tâche de fond et s'exécute lors du prochain temps d'inactivité du Kindle. N'est-ce pas on ne peut plus user friendly ? Mais au fait, qu'apportent les mises à jour si ce n'est la correction de bugs ? Et bien, le dernier firmware (3.1 au moment où j'écris ce billet) a accéléré significativement le passage entre les pages mais surtout il permet l'affichage de la vraie numérotation des pages si l'ebook que vous êtes en train de lire contient les données adéquates. De base, il n'y avait qu'un pourcentage d'avancement du livre (toujours présent) associé à un système de pseudo pages (Locations) auquel je n'ai au final pas eu à m'habituer très longtemps puisqu'il semble avoir tout bonnement disparu.

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Le seul bémol que je pourrais faire à cet achat est l'offre relativement réduite des ebooks en français pour le moment, mais elle s'étendra un peu plus vite dans les années à venir vu que la Fnac a sorti son Fnac book et devrait donc faire en sorte que ses utilisateurs puissent le remplir avec du contenu légal rédigé dans la langue de Molière (en espérant qu'ils arrêtent de mettre des DRM partout les rendant illisibles par d'autres lecteurs que le leur). Il existe tout de même pas mal d'ebooks libres et vous pouvez également charger les pdf disponibles sur la toile.

Sachez que le Kindle réalise la meilleure vente de tous les temps d'Amazon, ce qui n'est pas rien, et si même après tout ce que je viens de vous dire, vous n'êtes toujours pas convaincu, je vous invite à aller voir le test vidéo du Kindle 3 fait par Korben il y a quelques mois de ça et qui a fait sauter mes dernières réticences.

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15jan/114

Review de DeathSpank Orphans of Justice et Thongs of Virtue

Je vous en avais déjà parlé ici il y a un petit moment, DeathSpank est le dernier né en date de Ron Gilbert. Bien qu'il soit sorti le 13 juillet 2010, et disponible depuis sur Steam (PC), le Xbox Live, et le Playstation Network, je n'ai pu y jouer que récemment. Pourquoi me direz-vous ? Et bien je comptais vous en parler ici, mais pour ne pas empiéter sur cette review, cela fera l'objet d'un prochain billet.

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Le héros de cette aventure se prénomme DeathSpank, the Vanquisher of Evil, the Dispenser of Justice (et j'en passe), une sorte de chevalier paresseux incorruptible (se faire corrompre étant trop fatiguant pour lui) à la recherche de l'objet ultime: the Artefact ! Sa mission lors du premier épisode sera de délivrer les pauvres orphelins (d'où le titre de l'épisode, Orphans of Justice) enlevés les  par les hommes de main de l'ignoble Lord Von Prong. Comme dans un Diablo-like, il nous faudra acquérir de l'expérience en pourfendant les vilains méchants et en accomplissant les diverses quêtes qui nous seront confiées pour enfin arriver au big boss blondinet à la corde vocale vacillante (ceux qui ont terminé le jeu comprendront). L'aventure est ponctuée tout du long de scènes narratives au style très particulier (ne vous attendez pas à des cinématiques hollywoodiennes à la Mass Effect ou Starcraft II, rien à voir), avec des doublages énormissimes (d'où la difficulté de localiser le jeu je pense, mais des sous-titres auraient suffi). Tout comme dans les point 'n click, différentes répliques sont proposées lors des phases de dialogue pour rendre DeathSpank encore plus funky. Ce jeu n'est clairement pas destiné aux hardcore gamers avides de difficulté, car j'ai effectué le jeu en mode normal et je n'en ai rencontrée aucune (à voir si en difficile le niveau augmente vraiment, mais j'en doute). C'est pour l'ambiance, les décors, l'histoire, l'humour, la patte graphique que vous jouerez à DeathSpank ! Comme à chaque fois avec Ron Gilbert, l'univers proposé nous fait nous évader, et ses personnages, les objets/accessoires, plus farfelus les uns que les autres, ne font que renforcer cette bulle d'oxygène en contraste avec ces jeux de plus en plus aseptisés et où j'ai l'impression que les créateurs attachent plus d'importance à la beauté graphique qu'au scénario ou à la personnalité et au background des différents caractères.

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Mon seul bémol concernant ce jeu, c'est qu'en tant qu'utilisateur de PC, je trouve dommage que les menus (clairement taillés pour la navigation console) n'aient pas été remaniés. Quelle lourdeur là où la souris et le clavier pourraient (sans conteste) faire la différence ! Oblivion syndrom ? Pour ce qui est du gameplay, le système de combo consistant à alterner les coups donnés avec une arme différente à chaque coup (possibilité de switcher entre 2 paires d'armes via la touche TAB) ne m'a pas vraiment séduit, et si ce n'était pas pour les attaques spéciales, je ne m'en serais tout bonnement jamais servi. La facilité déconcertante du jeu doit y être pour quelque chose: dommage !

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Pour ce qui est de DeathSpank Thongs of Virtue, l'aventure reprend là où la 1ère s'était arrêtée (les 2 volets ne devaient au départ ne faire qu'un), et une fois Lord Von Prong occis, nous voilà chargés par la Red-Haired Woman (l'étrange rouquine qui apparait de temps en temps pour donner le fil conducteur de la quête de DeathSpank) de récupérer tous les strings aux pouvoirs magiques (si si, je vous assure que c'est bien de ça qu'il s'agit) créés au mont Bacon pour faire le bien mais ayant perverti leurs porteurs. Après avoir navigué dans un univers moyenâgeux où les épées, arbalètes et boucliers faisaient de nous un chevalier à fière allure, c'est désormais celui de la guerre contemporaine (auquel j'ai moins accroché, je dois l'avouer) qui fait rage avec ses grenades et autres armes automatiques. Exit Lord Von Prong et sa coiffure à la L'Oréal, c'est maintenant à Santa Claus (le Père Noël) que nous allons nous frotter ! Tout le reste est inchangé, we're back in the business !

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Vis à vis de ce volet, le fait qu'il ne soit pas possible de reprendre son personnage pour poursuivre l'aventure dans Thongs of Virtue est le gros point noir auquel je ne m'attendais pas du tout. En tant que joueur PC, j'ai toujours eu l'habitude de trimballer mon/mes perso(s) du début à la fin des extensions d'un même jeu (Diablo, Morrowind, Starcraft, Warcraft), car ne nous y trompons pas, Thongs of Virtue n'est ni plus ni moins qu'une extension de DeathSpank. Quelle ne fût pas ma déception quand je me suis aperçu qu'il me serait impossible de continuer avec MON DeathSpank que j'avais affectueusement fait évoluer jusqu'au niveau 20 dans Orphans of Justice... Unbelievable ! Il ne me semble pourtant pas y avoir de contrainte technique, que ce soit sur PC (of course) , ou sur Xbox/Playstation, entrainant l'impossibilité de récupérer une sauvegarde et d'en tirer les infos nécessaires à une suite ? C'est bel et bien à 2 jeux à part entière que nous avons affaire. Recommencer avec un personnage vide pour continuer une aventure sur laquelle nous avons déjà passé un certain temps me semble anti-immersif au possible... Je n'ai rien trouvé sur le net concernant ce soucis, c'est limite si les tests le mentionnent ! C'est d'autant plus étrange que, comme je vous l'ai dit au début, ces 2 jeux ne devaient faire qu'un...

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En conclusion, si vous êtes comme moi un fan de la première heure de Ron Gilbert, vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du tout bon ! Même chose pour ceux qui souhaitent passer un moment de fun aux commandes d'un personnage déjanté (I miss u Guybrush). Pour les purs challengers, passez votre chemin, ou essayez-le au moins avant de l'acheter, il y a de grandes chances que vous soyez déçus. A noter qu'un mode co-op est disponible, mais n'ayant pas eu l'occasion de le tester, je ne pourrais pas vous en dire grand chose, à part qu'il doit être excellent de pouvoir faire l'aventure à 2.

Pour vous procurer DeathSpank Orphans of Justice et sa suite Thongs of Virtue, si vous avez une Xbox ou une Playstation 3, ça ne devrait pas vous poser trop de problème, en revanche, si vous n'avez qu'un PC avec Steam, il vous faudra absolument avoir une IP anglophone (ou tout du moins une adresse anglophone) pour pouvoir acheter le jeu, mais je reviendrai sur cette aberration dans mon prochain billet.

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8août/101

Denis Brogniart, Mes secrets de Koh-Lanta (Review)

Voilà déjà un moment que j'ai terminé le livre de Denis Brogniart intitulé Mes secrets de Koh Lanta que je recommande chaudement à tous les passionnés de l'émission du même nom. A la base, on lui avait proposé de faire sa biographie mais ne pensant pas avoir suffisamment de choses à dire à son propos, il a préféré partager l'univers de cette real TV qui a fait son succès et le fait voyager aux 4 coins du globe depuis bientôt 10 ans. Pour ceux qui ne suivraient pas ce jeu depuis sa première édition, il faut savoir que Denis n'était au départ "que" la voix off alors qu'Hubert Auriol en était le présentateur. Ce dernier étant trop occupé par la direction du Paris-Dakar, Denis s'est donc retrouvé à sa place (à sa grande surprise).

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Dans ce livre, il nous raconte comment s'est passée sa première immersion, ses différentes expériences humaines, sportives, ses premiers pas devant la caméra, ses coups de coeur, ses galères... C'est un condensé d'anecdotes, une vision du jeu à travers les yeux de celui qui voit tout. Il nous y présente les membres importants de son équipe (qui n'apparaissent bien entendu jamais à l'écran), leurs rôles et comment il vit l'aventure hors caméras, dans un cadre bien plus agréable que les naufragés. Il nous avoue d'ailleurs qu'une fois le jeu fini il lui arrive de se lier d'amitié avec certains candidats et nous propose même quelques quelques photos inédites de ces moments privilégiés. A ce propos, de nombreux clichés regroupés au centre du livre agrémentent son récit, ce qui ne fait que renforcer l'immersion et le sentiment de partager ce qu'il nous raconte. Il revient même sur l'attitude peu fair play de certains candidats (Isabelle & Patrick pour ne citer qu'eux) de la saison 9 et regrette ce qui s'est passé ne s'étant pas rendu compte du problème sur le moment.

Au fil des pages, nous pouvons facilement nous rendre compte de la passion qui anime ce personnage désormais emblématique du petit écran: un gars simple, amoureux du sport, des voyages et de sa famille (qui le suit d'ailleurs assez souvent) ! Si comme moi, vous appréciez beaucoup Koh Lanta et Denis Brogniart, vous ne regretterez pas le temps passé sur ce bouquin qui vous fera voyager à travers les yeux de son auteur, et vous sourirez en lisant les péripéties de notre héros acrophobe (et oui, Denis a peur du vide !), ou l'exposé de ses rencontres avec les populations locales (voire des retrouvailles d'anciens amis à lui dans des villages au milieu de nulle part). De quoi vous permettre de patienter avant la prochaine édition qui devrait débuter en septembre !

30juil/107

Les naufragés de l’ile de Lost disparaissent enfin ! (Review)

Ca fait déjà un moment que le dernier épisode de Lost a été diffusé aux États Unis (le 23 mai 2010) et je voulais vous donner mon sentiment depuis, mais à vrai dire, j'ai beaucoup hésité... Pourquoi me direz vous ? Et bien c'est très simple, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis un fan de cette série depuis le début. Comme tout le monde, j'ai été fasciné par ce concept de J. J. Abrams consistant à faire s'écraser un avion au bord d'une ile déserte et mystérieuse. Au début, tout était parfait, une immersion excellente, des intrigues à tout bout de champ, une envie irrépressible de voir l'épisode suivant dès l'apparition de l'écran titre noir estampillé LOST en espérant y apprendre quelques révélations à propos des secrets découverts précédemment. MAIS ! Oui car il y a évidemment un "mais" ! Au fur et à mesure que les épisodes s'enchainaient, que le nombre de mystères tous plus inextricables les uns que les autres se rapprochait du milliard, un sentiment s'est emparé de moi: la déception... Là où les 2 premières saisons avaient réussi à me tenir en haleine, les 4 qui ont suivi et cet ending n'ont fait que confirmer ce que je pressentais.

lost hurley cookie lol

Au fil des saisons je ne savais pas où les scénaristes m'emmenaient et où ils voulaient en venir, et je pense que eux non plus ne le savaient pas. En voyant le succès de cette série, ils ont tissé une toile tellement immense, qu'il devenait quasiment impossible de retomber sur ses pattes. Là où Abrams avait promis que tout pourrait s'expliquer scientifiquement (attention spoilers, si vous n'avez pas encore vu la fin, c'est le moment d'aller voir un autre billet), on nous raconte que l'ile a la capacité de voyager dans le temps, qu'un gus a été jeté dans une grotte et s'est transformé en fumée noire malveillante dont la discrétion n'est pas la plus grande qualité, alors que son frère est devenu immortel en buvant un peu d'eau croupie et doit protéger l'ile à tout prix, alors comme seule occupation, il marque des noms sur un mur et fait en sorte que ces gens, dont il voit la vie en direct via des miroirs maaaaagiques, viennent à lui afin de les tester pour savoir s'ils pourront prendre la relève en temps que gardien de l'ile ou pas et raye leur nom de la liste le cas échéant (*check*)... Réaliste n'est-ce pas ? Et encore, vous ne connaissez pas la meilleure ! Au sein de l'ile se terre le mal absolu retenu par... ... ... un bouchon. Là vous vous dites, c'est une image, cette information est à prendre au sens figuré ? Et bien non, c'est bel est bien un bouchon (un gros quand même, faut pas déconner, du style bouchon de champagne Moët et Chandon taille XXXL) qui retient les forces malveillantes dont le hippie en chemise blanche (mi-Duncan McLeod mi- David ou Jonathan) s'est coltiné la surveillance pendant des milliers d'années... Je ne sais pas vous, mais j'ai eu l'impression d'avoir été pris pour un con pendant 6 saisons (soit 127 épisodes ce qui représente 5 jours et 7 heures)... Nous sommes à des années lumières des énigmes telle que celle des numbers 4 8 15 16 23 42 qui avait passionné les foules à l'époque et je ne préfère pas parler de toutes ces questions auxquelles nous n'aurons jamais de réponse, ou de la Dharma Initiative qui est passée à la trappe sans qu'on sache pourquoi... Quant à la scène finale qui peut laisser supposer tout et n'importe quoi (qu'ils sont morts et sont passés par le purgatoire avant d'atteindre le paradis, que Jack a tout imaginé et meurt, qu'ils se sont faits enlever par des bébés aliens à l'imagination débordante...), dans le style porte de sortie parce que les scénaristes ne savaient pas quoi faire d'autre, je pense qu'elle pourra servir d'exemple dans les écoles de cinéma. Si j'avais été à leur place, j'aurais fait comme sur Koh-Lanta, à les faire finir sur les poteaux, ça aurait été plus intéressant ! icon razz

lost locke numbers lol

Vous l'aurez compris, au final je suis déçu, mais je m'y attendais tellement qu'au final, ça ne m'a pas plus chagriné que ça... Les séries qui durent ne sont pas souvent les meilleures, comme toujours, le business est plus fort que tout, et c'est bien dommage ! Lost, c'est bel et bien fini, et je ne le regretterai pas !

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