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Putain 10 ans !

Une date symbolique pour ce blog même s'il n'est plus autant mis à jour qu'à ses débuts. Le premier article date en effet du 22 octobre 2008. En 10 ans, énormément de choses ont changé, moi avec. Je faisais à l'époque la publicité des nouveautés associées aux produits des GAFAM, Google en tête de liste. Je n'avais pas remis en question leur devise "don't be evil". Depuis, je ne leur fais plus confiance et m'en suis détaché le plus possible. Il nous faut reprendre la main sur nos données et éviter leur centralisation.

Je pense d'ailleurs que c'est ce qui m'empêche d'avoir un rythme de publication plus régulier. Oui, je sais, la bonne excuse ! La majorité des brouillons que je commence à rédiger concernent des articles de fond, qui demandent plus de travail que la republication d'une liste de changements de tel ou tel logiciel.

Photo par rawpixel trouvée sur Unsplash

J'ai toujours envie de partager mes idées et mes opinions diverses et variées ici, mais je procrastine plus que je ne produis. Je devrais peut-être appuyer sur le bouton de publication un peu plus facilement.

Toujours est-il que je tiens plus que jamais à cet espace personnel où je ne rends de compte qu'à moi-même, où les visiteurs sont libres d'aller et venir sans être traqués et où aucune bannière ne vient se placer au-dessus du contenu pour vous inviter à vous connecter à un service tiers (coucou Medium).

Si je ne suis pas un modèle d'assiduité, je ne peux que vous conseiller de créer votre espace si ce n'est pas déjà fait plutôt que d'utiliser des services tiers. Si besoin d'aide vous avez, me demander de l'aide vous pouvez.

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Voyage en Australie (mars 2018)

Sommaire

  1. Jour 1 : Lyon - Melbourne
  2. Jour 2 : Melbourne
  3. Jour 3 : The Great Ocean Road
  4. Jour 4 : The Great Ocean Road
  5. Jour 5 : Direction Adelaïde
  6. Jour 6 : La Barossa Valley
  7. Jour 7 : Alice Springs
  8. Jour 8 : Direction Glen Helen
  9. Jour 9 : Kings Canyon
  10. Jour 10 : Uluru
  11. Jour 11 : Uluru et Sydney
  12. Jour 12 : Sydney Tower Eye, Manly et l'Opera House
  13. Jour 13 : Bondi - Coogee
  14. Jour 14 : Sydney
  15. Jour 15 : Arrivée à Cairns, direction Port Douglas
  16. Jour 16 : Port Douglas et les environs
  17. Jour 17 : The Great Barrier Reef
  18. Jour 18 : Port Douglas
  19. Jour 19 : Derniers pas en Australie et retour en France
  20. Ce que nous avons adoré (en vrac)
  21. Quelques conseils

Jour 1 : Lyon - Melbourne

Nous passerons sur les détails du trajet en avion, les 2 heures de retard pour partir de Lyon, l'escale de 3 heures à Dubaï, pour démarrer notre récit directement depuis Melbourne. Cependant pour replacer un peu les choses et expliquer notre état de fatigue, il faut savoir que nous sommes partis de chez nous le vendredi 16 mars 2018 à 17h, heure française, et que nous atterrissons à Melbourne le dimanche 18 mars 2018 à 6h30 du matin, heure locale, (samedi 17 mars, 20h, heure française). Soit un trajet de plus de 24 heures, avec un premier vol Lyon-Dubaï de 6h30 et un vol Dubaï-Melbourne de 13h30.

Nous nous attendions à arriver au lever du jour mais il fait encore nuit. Par contre, bel écart de température puisque nous laissons nos 15°C lyonnais pour trouver un bon 26°C à Melbourne : bienvenue dans l'hémisphère sud.

Un chauffeur nous attend pour nous conduire à l'hôtel. La ville est calme, ce qui n'a rien d'étrange un dimanche matin, lendemain de Saint Patrick. Notre chambre n'est pas encore disponible. Dommage, nous aurions bien pris une petite douche... Nous posons tout de même nos valises à la consigne de l'hôtel avant de démarrer les visites. Nous commençons par un bon café dans un Coffee Shop face à l'hôtel. Nous sommes requinqués et prêts à affronter l'hétéroclite Melbourne.

Direction le Queen Victoria Market en passant par le Flagstaff Garden. Ce grand marché est réputé pour la variété des produits qu'il propose. Des souvenirs d'Australie aux denrées alimentaires de qualité, il y a même des halles, comme à Lyon, où nous rencontrons un belge, vendeur de fromages. L'endroit est immense et couvert. Il ne fait très beau pour le moment, nous sommes heureux de pouvoir y trouver refuge.

Ayant encore un peu de temps avant de pouvoir rejoindre l'hôtel, nous essayons de prendre le Circle Tram, qui permet de faire le tour de la ville en tramway. Pas de chance, ce dernier n'a pas l'air d'être en circulation aujourd'hui car après avoir patienté près de 20 minutes, nous n'en verrons pas la couleur. Nous décidons de partir à pieds vers les docks, du côté des Docklands. Le soleil pointe le bout de son nez et il commence à faire très chaud.

On nous avait prévenus qu'à Melbourne, il pouvait faire tous les temps dans une journée. Nous en avons la preuve dès la première matinée. Après avoir vu le soleil passer, un gros nuage arrive et il se met à pleuvoir. Le temps de trouver un abris, la pluie s'arrête, le soleil sort à nouveau alors que le vent se lève et nous reprenons notre marche vers l'hôtel en passant par la galerie marchande à côté du stade Etihad pour être sûrs de ne pas arriver trop tôt.

Notre chambre est enfin prête. Après une douche bien méritée, nous repartons vers les quais longeant la Yarra River, qui sont bien animés grâce au Melbourne Food & Wine Festival. Des scènes avec des artistes aux styles musicaux divers et variés animent des stands de dégustations payantes. L'ambiance est très sympathique et les gens nombreux, ce qui nous change pas mal par rapport à ce que nous avons pu voir jusqu'à présent.

Nous poussons notre marche jusqu'aux Royal Botanic Gardens. Un ensemble de plusieurs jardins où il est très agréable de se balader au calme tout en restant en plein centre ville. Nous nous posons sur un banc au soleil histoire de nous reposer un peu.

Après ce moment de répit, nous partons à la recherche d'un restaurant en passant de l'autre côté des quais. Il n'est que 18h, mais le jetlag commence à se faire sentir. Nous jetons notre dévolu sur le Waterfront avant d'aller retrouver notre hôtel pour une bonne nuit de sommeil bien méritée. L'agence avec laquelle nous avons réservé notre voyage a signalé aux différents prestataires qu'il s'agissait de notre lune de miel. De fait, un gâteau surprise nous attend dans notre chambre d'hôtel, accompagné d'un mot de félicitations pour notre "Honeymoon". Quelle délicate attention pour terminer cette première et épuisante journée en beauté !

 

Melbourne - Queen Victoria Market

Melbourne - Quais Yarra River

Jour 2 : Melbourne

Après un petit déjeuner typique dans un cadre plein de cachet au 1932 Cafe & Restaurant, nous démarrons notre journée de visite par la Saint Paul's Cathedral. Bien qu'assez sobres, les décorations intérieures ainsi que les pierres colorées de façon alternée rendent l'endroit très beau. Nous enchaînons par un circuit au cœur des différentes galeries marchandes et rues dédiées au street art qui nous permettent de sortir des grands axes pour découvrir au plus près les ruelles de Melbourne. La promenade nous donne un bel aperçu de la diversité culturelle et architecturale de Melbourne, entre les grands buildings du quartier des affaires, les petits restaurants d'origines culinaires différentes, les jolies maisons et les magasins de luxe du quartier chic et la vie des ruelles hautes en couleurs grâce aux tags comme AC/CD lane, ou Hosier lane, entre autres.

Nous prenons ensuite de la hauteur en gravissant en moins de 40 secondes les 88 étages de la Eureka's skydeck, un des plus hauts buildings de la ville. Un splendide panorama nous attend. Le ciel est dégagé et nous offre une superbe vue, aussi bien sur les immeubles à proximité, que sur le plateau environnant de la périphérie. Nous faisons l'expérience de "The Edge", un cube en verre qui coulisse en dehors du building et nous offre une vue dans le vide, à une hauteur de 285 mètres au dessus du sol, seulement séparés du vide par 4,5 centimètres de verre.

Une fois de retour sur la terre ferme, nous prenons la direction Saint Kilda Beach en tram'. Nous achetons le Myki pass, dont le prix est assez élevé lorsque l'on souhaite sortir du centre. En effet, si le réseau pour circuler dans le centre de Melbourne est gratuit, son utilisation en banlieue est facturée en fonction de la distance et nous semble assez onéreuse. À Saint Kilda, nous découvrons la typique Acland Street bordée de restaurants et de pâtisseries aux vitrines emplies de Pavlova et autres gâteaux à la crème.

Nous rejoignons le bord de plage, bien aménagé : de nombreuses constructions permettent de se doucher et de se changer tout au long de la plage. Le soleil est au rendez-vous et Simon ne résiste pas à plonger pour la première fois dans l'Océan. Julie trouve l'eau un peu trop fraîche à son goût. Nous profitons un moment du soleil avant que le ciel ne change et que les nuages n'arrivent, comme la veille. Nous reprenons notre promenade jusqu'au Saint Kilda Pier. Les guides touristiques et les panneaux annoncent qu'une colonie de pingouins a élu domicile ici. Nous n'en verrons qu'un, caché sous un rocher. D'ici, la vue sur la skyline de Melbourne est magnifique et vaut vraiment le détour.

Nous reprenons ensuite le chemin du centre ville, en tram' pour trouver un coin pour dîner. Nous commençons à être fatigués après cette journée bien remplie et nous avons découvert que les Australiens mangeaient tôt. La plupart des restaurants ferment dès 21h. Après quelques péripéties pour trouver un restaurant, nous dînons chez Betty's Burger (qui se révèle plus proche d'un fast-food que d'un bon restaurant), avant de rentrer à l'hôtel. Demain, nous nous levons tôt pour prendre la mythique Great Ocean Road.

Melbourne - Central Train Station

Mebourne - Saint Kilda's beach

Mebourne - City from Saint Kilda's beach

Melbourne - Tags Roses

Melbourne - Tags rat

Melbourne - Old and new buildings

Jour 3 : The Great Ocean Road

Pour notre premier road trip du séjour, nous récupérons une voiture pas très loin de l'hôtel. C'est avec un peu d'appréhension que nous prenons la route car c'est la première fois que nous allons rouler à gauche. La prise en main se fait finalement assez bien, surtout que nous avons pris l'habitude des boites de vitesse automatiques lors de notre dernier voyage aux USA. La seule chose qui nous surprend à chaque fois, c'est la manette des clignotants ! En effet, tout est inversé à l'intérieur de la voiture, à l'exception des pédales d'accélération et de freinage. Le conducteur est à droite et les vitesses à gauche. Jusqu'ici tout va bien. Mais au niveau du volant, à la place des clignotants se trouvent les essuies-glace et inversement ! Inutile de vous dire qu'il nous arrive plusieurs fois de lancer les essuies-glace en voulant indiquer notre direction. Ça surprend !

Nous faisons une première escale à Torquay, sur la Front Beach, une magnifique plage tout en longueur. Torquay est la capitale du surf en Australie et, même si le temps est gris, nous en profitons pour nous balader et respirer le grand air du détroit de Bass. Ici, le vent est omniprésent et ne va plus nous quitter de la journée.

Nous nous arrêtons également sur la célèbre Bells Beach. C'est sur cette plage que Keanu Reeves et Patrick Swayze se donnent la réplique lors de la scène finale du film Point Break. Le site se prépare à accueillir le Rip Curl Pro, un championnat de surf de l'ASP World Tour.

Anglesea, notre prochaine étape, nous offre un joli point de vue sur les falaises orange qui tombent dans l'océan. Le soleil est cette fois-ci au rendez-vous, ce qui nous permet d'apprécier les différents bleus de l'océan.

Nous traversons Aireys Inlet, Lorne et Apollo Bay sans nous arrêter avant de poursuivre par l'interminable forêt de Cape Otway. C'est à cet endroit que nous apercevons notre premier kangourou au bord de la route, tout en continuant de scruter les arbres à la recherche de koalas. Mais peine perdue pour cette fois.

Nous finissons par arriver aux Twelve Apostles, d'énormes formations rocheuses plantées au milieu de plages sans fin. Le spectacle est saisissant ! Plusieurs points de vue sont accessibles et sont reliés entre eux par des passerelles, ce qui permet d'avoir différents aperçus tout au long de la balade.

Nous enchaînons par la visite de Loch Ard Gorge, juste à côté des Twelve Apostles. Là encore, les formations rocheuses sont impressionnantes et rendent compte de la puissance de l'océan qui a façonné une grotte dans la falaise.

Nous terminons notre journée en rejoignant Port Campbell, une petite bourgade où nous dînons d'un Fish & Chips, avec une magnifique vue sur la baie.

 

Great Ocean Road - Twelve Apostles

Great Ocean Road - Beach

Jour 4 : The Great Ocean Road

Après un copieux petit-déjeuner à The Wave de Port Campbell, nous partons pour le London Bridge, une autre grosse formation rocheuse. Le London Bridge représentait un pont à deux arches avant que la première ne s'effondre sous l'effet de l'érosion en 1990.

Nous repartons vers Loch Ard Gorge et les Twelve Apostles pour en profiter sous le soleil. Il y a toujours du vent mais la température est bien meilleure que la veille. Le spectacle, lui, est toujours aussi saisissant. Nous en profitons un bon moment, sans nous lasser du va-et-vient des vagues puissantes.

Nous prenons ensuite le chemin du retour et faisons escale à Kennett River pour voir les koalas et les cacatoès qui sont cachés dans les arbres, derrière le camping. Nous faisons une dernière halte au calme, sous le soleil de Torquay, pour mettre un peu les pieds dans l'eau, avant de retrouver l'agitation de Melbourne.

Nous dînons dans un restaurant italien, le +39, assez bruyant, mais excellent. Nous rentrons nous coucher après avoir dégusté un autre gâteau qui nous attendait dans notre chambre. Que la vie de jeunes mariés est dure !

Great Ocean Road - Twelve Apostles

Jour 5 : Direction Adelaïde

Nous nous levons de bonne heure pour prendre la direction de l'aéroport afin d'embarquer pour Adelaïde. Nous galérons sur la route pour trouver la bonne file nous permettant de rendre la voiture à l'agence de l'aéroport et nous faisons trois fois le tour du grand bâtiment avant de trouver l'accès au parking. Ce coup de stress et d'énervement passé, nous pouvons enfin nous enregistrer grâce à l'aide d'une hôtesse, le numéro de vol ne correspondant pas à celui indiqué sur nos billets.

1h30 de vol plus tard, nous atterrissons sous le soleil d'Adelaïde. Après avoir récupéré nos bagages, un sympathique chauffeur, Garry, nous emmène jusqu'à notre hôtel tout en nous présentant l'agencement de la ville. En comparaison de Melbourne, ici tout est plat. Le plus haut immeuble fait 31 étages et aucune autre construction ne peut dépasser cette hauteur. Le soleil tape fort et il fait bien plus chaud qu'à Melbourne. Nous déposons nos valises à l'hôtel. Deux bouteilles de vin nous y attendent pour célébrer notre lune de miel. Nous sommes gâtés !

Nous partons explorer la ville à pieds. Nous longeons Rundle Street et son Mall (centre commercial), une rue piétonne très animée du centre ville. Nous flânons un moment dans l'Adelaïde Botanic Garden, un agréable parc.

Nous prenons ensuite la route de l'Adelaïde Central Market. Nous sommes surpris car il est moins de 18h et de nombreux stands sont en train de fermer. Nous nous rapprochons de notre hôtel et nous nous arrêtons boire un verre au 2nd & 6th, dans une ruelle perpendiculaire à Hindley Street, plus calme que cette dernière. L'ambiance de ce bar à vin est plutôt calme et jazzy.

Pour le repas, nous n'irons pas chercher bien loin puisque nous atterrissons juste en face, au Bread & Bone Wood Grill. Nous y prenons un bon burger au bar avant de rentrer à l'hôtel dormir un peu avant une journée qui s'annonce riche en saveurs.

Jour 6 : La Barossa Valley

Nous avons rendez-vous à 8h45 à proximité de notre hôtel pour prendre une navette et quitter Adelaïde pour rejoindre les vignobles de la Barossa Valley. Nous faisons un tour dans la ville, accompagnés des commentaires de notre conducteur de bus, Robin. Il s'agit d'une visite guidée. Il est, en effet, plus sage de laisser le volant pour cette occasion. La journée démarre à 11h00 au TeAro Estate. Nous commençons par un thé accompagné d'une tranche de cake avant d'enchaîner directement sur une première dégustation de vin. Deux blancs et quatre rouges nous sont présentés. Assis autour d'une table, un verre à la main, nous commençons à faire connaissance avec nos compagnons d'aventure, tous Australiens.

Nous reprenons la route direction Maggie Beer's Farm Shop. Nous y dégustons diverses confitures, pâtés et autres produits locaux avant de nous diriger vers le Lambert Estate pour le déjeuner. Une nouvelle dégustation de vin nous est présentée. Un blanc, deux rouges et un digestif nous sont servis tout au long du repas. Nous avons également l'occasion de faire un tour de la propriété et de découvrir les cuves et le processus de fabrication du vin.

Au cours du repas, nous faisons la connaissance de Martin, un sympathique australien originaire de Brisbane, avec qui nous échangerons différentes anecdotes de voyage tout au long de la journée. Alors que le temps était plutôt au beau fixe, une averse de quelques minutes se met à tomber pendant notre repas, signe d'un climat plutôt variable, typique de la région.

Nous poursuivons notre route vers le point de vue Mengler Hill Lookout pour un aperçu des vignobles et de la vallée qui évoquera à Simon la campagne lauragaise de son enfance.

Notre dernière dégustation de la journée se déroule au Pindarie Cellar Door. Deux blancs, un rosé et quatre rouges, accompagnés de quelques tranches de fromage, nous sont proposés à la vitesse de l'éclair. Nous n'achèterons rien ici, préférant continuer nos échanges avec Martin.

Nous retrouvons Adelaïde en bus. Pendant le trajet, certains de nos compagnons de route piquent une petite sieste, signe d'une journée bien chargée. Nous terminons nos achats au Central Market avant de rejoindre notre hôtel afin de ranger nos valises en vue du trajet du lendemain. Après cette journée de dégustation, nous n'avons pas très faim et nous contentons de quelques gâteaux australiens, les Timtam, qui s'avèrent être très bons.

 

Jour 7 : Alice Springs

Nous nous levons à 7h15 pour prendre notre navette jusqu'à l'aéroport à 8h15. Notre chauffeur se révèle, une nouvelle fois, très amical, discutant avec nous tout au long du trajet. Les Australiens font décidément bien honneur à leur réputation "friendly", curieux et ouverts sur le monde. Toutes les personnes que nous avons rencontrées jusqu'ici nous ont laissé une très bonne impression. Il nous a été très agréable de discuter avec elles et de découvrir que les Australiens aimaient voyager et qu'ils étaient nombreux à connaître la France, Lyon ou des Français venus pour quelques temps s'installer en Australie.

Nous atterrissons à Alice Springs sous le soleil et descendons de l'avion directement sur le tarmac. Vous l'aurez compris, c'est un petit aéroport. Nous récupérons notre 4x4 sans difficulté pour trouver l'agence de location, située juste à côté du carrousel de récupération des bagages. Nous passons ensuite à l'hôtel pour déposer nos affaires.

Alice Springs est une oasis au milieu du désert, il n'y a pas grand chose à y faire si ce n'est le Desert Park où nous nous rendons. Le parc n'est pas très grand mais nous pouvons tout de même y voir des émeus, des dingos, des oiseaux locaux et... des kangourous ! Nous avons enfin l'occasion d'approcher ces célèbres marsupiaux de très près. Le bâtiment consacré aux animaux nocturnes vaut également le détour.

Nous terminons cette journée par une balade à dos de dromadaire, que nous avions préalablement réservée auprès de Pyndan Camel Tracks. Le coucher de soleil sur les West MacDonnell Ranges au cours de cette promenade avec notre dromadaire Cookie est un moment inoubliable. Nous vous recommandons l'excursion. L'équipe est accueillante, nous rassure et nous permet de vraiment profiter de cette expérience sans avoir l'impression d'être tombés dans un piège à touriste où les bêtes sont malmenées.

De retour à l'hôtel, nous dînons dans un restaurant attenant à ce dernier où nous avons l'occasion de déguster notre premier steak de kangourou. C'est une viande goûteuse et peu grasse qui ressemble un peu à du gibier.

Alice Springs - Desert park kangourou

Alice Springs - Vue de la ville depuis les hauteurs

Alice Springs - Desert park diable cornu

 

Jour 8 : Direction Glen Helen

Après un copieux petit déjeuner et un ravitaillement en bouteilles d'eau, nous prenons la route en direction de Glen Helen, une étape sur un itinéraire plus touristique permettant de rejoindre l'Ayers Rock. Comme dans l'ouest américain, les routes sont peu nombreuses et assez peu fréquentées.

Nous ponctuons le trajet de plusieurs arrêts touristiques. Tout d'abord, Simpsons Gap, des gorges impressionnantes où des wallabies ont élu domicile sur les rochers. Nous y rencontrons aussi celles qui vont nous accompagner pour ces prochains jours dans le Red Centre : les mouches !

Nous nous arrêtons ensuite à Ellery Creek Big Hole, un grand trou d'eau permanent qui se prête à la baignade. Nous en profitons pour nous y rafraîchir. Du point d'eau, en passant à proximité d'une falaise, Simon aperçoit un serpent qui se réchauffe au soleil sur les rochers.

Nous poursuivons notre route vers Ochres Pits, où se trouve une ancienne source de pigments pour les Aborigènes dans le creux d'une rivière asséchée. Les couleurs sont magnifiques, mais les mouches sont toujours agaçantes !

Notre dernière étape avant l'arrivée se situe à Ormiston Gorge. Nous en profitons pour faire le chemin de randonnée du Ghost Gum Lookout qui offre une belle vue sur la gorge avant de rejoindre le point d'eau au fond de celle-ci.

Toujours au milieu de nulle part, nous finissons par tomber sur Glen Helen Resort, à la fois camping, hôtel et station service, planté au beau milieu du désert. Un décor surréaliste du même type que le Bagdad Cafe. L'accueil y est toutefois chaleureux. Deux petites bouteilles de rosé pétillant nous sont servies dans un sceau à champagne rempli de glace. Nous ne pouvions rêver de mieux par 35°C. Nous profitons de notre apéritif et piquons une tête dans la piscine avant d'aller dîner dans une salle à la décoration assez spartiate. En effet, les gérants laissent leur place à de nouveaux propriétaires le lendemain à 10h00 et ont commencé à vider les lieux et leurs ornements.

Simpsons Gap Gorges

Ochres Pits

Jour 9 : Kings Canyon

Le réservoir de la voiture rempli la veille, nous nous levons de bonne heure car plusieurs heures de route nous attendent, dont une partie de type piste qui est une grande inconnue. Nous devons en effet passer par la Mereenie Loop Road. Le GPS indique 7h37 de route. Après une première heure de route goudronnée, nous nous retrouvons au milieu du désert sur une piste de terre ocre dont le relief se fait sentir malgré notre 4x4 et nous oblige à bien ralentir la cadence. En chemin, nous aurons la chance de voir traverser devant nous quelques magnifiques chevaux sauvages, à défaut de kangourous. L'estimation aura cependant été pessimiste puisque nous arrivons à destination après 5h de trajet.

Suivant les conseils des guides, nous avions acheté un pass pour emprunter cette route en partant de Glen Helen. Ce dernier n'aura pas été utile, il ne nous a pas été demandé, mais nous avons peut-être eu de la chance.

Comme il est encore tôt, nous gagnons directement le parking de Kings Canyon pour nous engager sur la Kings Canyon Rim Walk, une randonnée de 6km (nous avons mis 3h) faisant une boucle autour du canyon. Le paysage est magnifique, nous nous sentons seuls au monde pendant toute la durée de la balade. Les couleurs sont splendides : le bleu du ciel, l'ocre de la terre et le vert de la végétation forment un ensemble harmonieux. Nous ne nous attendions pas à voir autant de vert en plein milieu du désert.
Nous ne sommes pas de grands randonneurs et tout s'est bien déroulé pour nous. Toutefois, il est à noter que le dénivelé du début de la marche est assez prononcé, quelques passages sont assez escarpés, les marches sont nombreuses et le précipice jamais loin et pas protégé. Il ne faut pas s'écarter du sentier balisé. Les mouches quant à elles sont toujours là.

Bien épuisés par cette marche dans la chaleur, nous prenons la direction de l'hôtel au Kings Canyon Resort. Nous récupérons notre clé, impatients de piquer une tête dans la piscine et de prendre une bonne douche. Mauvaise surprise lorsque nous ouvrons la porte : la chambre n'est pas faite, il  y a eu une confusion au moment de l'attribution. Nous retournons donc à l'accueil pour faire corriger cette erreur. Pour se faire pardonner, l'équipe nous offre un voucher pour une consommation au restaurant.

Après avoir déposé nos affaires, nous profitons d'un moment de calme dans la piscine puis nous partons dîner au restaurant de l'hôtel. Le cadre est très sympa mais dès notre arrivée, nous constatons que le service a l'air quelque peu particulier. Quatre personnes nous font attendre pour qu'une cinquième vienne nous placer.
Quelques minutes plus tard, nous sommes assis à notre table et passons commande. Notre verre de vin gratuit arrive, les plats, eux, se font languir. Une demi heure plus tard, Simon s'impatiente et demande à la manageuse ce qu'il en est du reste de la commande. Elle nous renvoie la serveuse qui s'est occupée de nous, qui s'excuse du bout des lèvres, prétextant un cafouillage suite à la gestion du voucher pour les verres de vin. Nous comprenons qu'elle n'a pas lancé la commande de nos plats sur le logiciel, ce qu'elle fait à ce moment-là. Elle propose de nous offrir une nouvelle consommation ou un café en dédommagement. Julie négocie : ce sera le dessert !
Après avoir attendu un nouveau bon quart d'heure, agacés et affamés, nous relançons la manageuse qui ne s'excuse même plus et explique ce délai par le monde en salle. Nous constatons qu'il n'y a quand même pas foule. Nous finissons par être servis et dégustons notre poulet sauce figue, suivi d'un gâteau au chocolat.
L'expérience du restaurant ne sera décidément pas concluante : au moment de l'addition, la même manageuse se trompe et cherche à nous faire payer un des desserts qui devait nous être offerts. Il n'en sera rien : Julie veille au grain.

Après toutes ces péripéties et cette journée bien remplie, nous allons retrouver notre chambre et ses araignées (inoffensives) au plafond. Vous l'aurez compris, Kings Canyon Resort ne restera pas dans notre cœur pour ce voyage.

Mereenie Loop Road

Kings Canyon Rim Walk 2

Kings Canyon Rim Walk 1

Jour 10 : Uluru

Après une bonne nuit de repos et un petit déjeuner au buffet de l'hôtel, nous faisons le plein d'essence et reprenons la route, direction le mythique Ayers Rock. En chemin nous croisons le mont Conner, surnommé "Attila" que beaucoup confondent avec Uluru (nom aborigène de l'Ayers Rock, désormais plus couramment utilisé). 4h de route plus tard, nous arrivons à l'entrée du parc où il nous faut payer un droit d'entrée de $25 par personne. La carte donne accès au site pendant 3 jours.

Nous décidons de nous orienter vers les Kata Tjuta. Ce nom signifie "beaucoup de têtes" en aborigène. Le site, moins connu qu'Uluru, vaut vraiment le détour. Les 36 dômes qui forment les monts Olga sont très impressionnants. De belles balades sont accessibles, notamment celle de la vallée des vents (Valley of the Winds). Ne passant qu'un jour sur place, nous choisissons de ne pas nous y attarder pour favoriser Uluru.

Nous nous arrêtons ensuite au Cultural Centre, qui nous informe sur l'histoire des lieux. La communauté des Aborigènes est redevenue propriétaire du site dans les années 1990 et en loue l'exploitation aux Australiens. De l'extérieur, cette mixité a l'air de bien fonctionner. Cet arrêt nous permet de découvrir un peu plus les légendes qui fondent la croyance de ce peuple, qui n'a pas pour habitude d'écrire ou de partager sa culture. Les transmissions sont normalement essentiellement orales. Le Cultural Centre rend accessibles quelques aspects des traditions ancestrales. Nous en apprenons plus sur le temps du rêve (Deamtime) qui retrace la création du monde. C'est passionnant !

Nous profitons de la boutique du Cultural Centre pour acheter un filet pour le visage, qui permet de se protéger des mouches. Nos indésirables compagnes de voyage sont, en effet, toujours présentes en nombre et nous voulons profiter de nos promenades sereinement, sans avoir à chasser celles qui tentent de se faufiler dans nos oreilles ou notre bouche. Nous recommandons vivement cet investissement, pas des plus glamours, certes, mais tellement confortable !

Nous partons ensuite au plus près du Rocher et débutons par Mala Walk, une promenade de 2km. Le long du sentier, des panneaux expliquent l'ensemble des droits et coutumes aborigènes du peuple Mala. Divers accès nous permettent d'admirer de beaux exemples de peintures rupestres.
Nous enchaînons avec Kuniya Walk, une courte marche d'1km qui nous permet d'atteindre le Mutijulu, un trou d'eau permanent du rocher.
D'autres balades sont accessibles, dont la Base Walk, un chemin de 10,6km qui fait le tour du Rocher.
Il est également possible de faire l'ascension d'Uluru et de nombreux touristes s'y essaient. Pour notre part, nous décidons de respecter la coutume aborigène et nous nous abstenons. Uluru est en effet considéré comme un lieu sacré. Les Aborigènes tolèrent d'en partager un certain nombre d'accès mais demandent de respecter le caractère mystique de certains endroits en ne prenant pas de photos par exemple ou en évitant l'ascension. Il a été récemment annoncé que cette montée, par ailleurs dangereuse et source de plusieurs graves accidents, devrait être officiellement interdite dans les mois à venir.

Nous nous dirigeons ensuite vers Sunset Point, un parking aménagé pour observer le coucher du soleil sur l'Ayers Rock. Nous sommes moins seuls au monde que durant le reste de la journée mais le moment reste magique malgré tout. Les couleurs changent de minute en minute et nous permettent d'admirer les moindres détails du rocher : la nature est impressionnante ! Il est fou de se dire que les 2/3 du roc sont enterrés sous nos pieds.

La nuit étant tombée, il est temps de regagner notre hôtel, l'Outback Pioneer Hotel. Une fois de plus, le personnel nous accueille avec une bouteille de sparkling wine au frais. Notre ventre crie famine. Nous avons le choix entre un restaurant, un fast-food ou un barbecue self-service. Nous choisissons cette dernière option. Nous passons derrière les fourneaux pour faire cuire un morceau de crocodile, une saucisse d'émeu et un filet de kangourou. Un musicien enchaîne les morceaux pendant que nous dégustons nos grillades. Les grandes tablées sont joyeuses et nous en profitons pour descendre gentiment notre bouteille de vin pétillant. Un grand moment de convivialité qui restera un beau souvenir de l'Outback australien.

Kata Tjuta

Uluru - Couleurs

Jour 11 : Uluru et Sydney

Le vol pour Sydney étant prévu en début d'après-midi, nous décidons de nous lever tôt pour profiter une dernière fois d'Uluru. Nous nous rendons au Sunrise Point aussi appelé Talinguru Nyakunytjaku. Il offre un angle différent et permet d'avoir un aperçu à la fois d'Uluru et des Kata Tjuta. Il est recommandé aussi bien pour le lever que le coucher du soleil.
Nous faisons une dernière photo au Sunset Point avant de partir vers l'aéroport. Nous quittons la nature australienne une pointe de nostalgie. Nous avons vraiment été émerveillés par ces sites spectaculaires de l'Outback et n'avons pas été déçus par la réputation d'Uluru. Ils représentent l'Australie profonde que nous avions imaginée avant de partir.

L'aéroport d'Uluru, Connellan, est de taille réduite. Ici, pas de procédure d'enregistrement automatique à l'aide de bornes. Retour au bonnes vieilles files d'attente. Rien n'est indiqué, nous ne croisons personne du staff dans l'aéroport pour nous renseigner. Il faut attendre qu'une des compagnies aériennes ait fini d'enregistrer ses passagers pour passer au vol suivant. Les numéros et horaires de vol ne correspondent pas à nos réservations. Nous croisons d'ailleurs deux Allemandes qui ont raté leur vol car leur embarquement a été avancé de près d'1 heure. Une petite dose de stress pour nous. Nous embarquons finalement à l'heure et le décollage de l'avion nous permet de jeter un dernier coup d’œil à Uluru depuis les airs. Une autre vue que nous garderons gravée dans nos mémoires.

4 heures de vol plus tard, au cours desquelles nous traversons le désert rouge sans voir une seule habitation, nous atterrissons à Sydney. Notre shuttle nous attend pour nous conduire à l'hôtel. Nous déposons rapidement nos bagages et nous sortons dîner. Nous en profitons pour faire une première balade sur Circular Quay, qui nous offre un premier aperçu magnifique du célèbre Opera House, du Harbour Bridge et des buildings. Ces premières impressions nous mettent l'eau à la bouche et nous avons hâte d'être au lendemain.

Uluru

Jour 12 : Sydney Tower Eye, Manly et l'Opera House

Motivés par cette nouvelle journée, nous nous rendons directement à la Sydney Tower Eye qui nous offre une vue panoramique sur la ville. Cette vue du dessus nous permet d’appréhender les différents quartiers et de se rendre compte de l'étendue de Sydney autour de la baie.

Le ciel étant bien dégagé, nous décidons de profiter dès aujourd'hui d'une des célèbres plages de Sydney et nous prenons le ferry depuis Circular Quay en direction de Manly. La balade en bateau vaut à elle seule le détour : 30 minutes de traversée qui offre une superbe vue de la baie depuis la mer.

A l'arrivée, nous découvrons tout d'abord Manly Cove, une plage  à l'eau translucide, très abritée et peu fréquentée lors de notre passage. Nous faisons un détour par l'Ivanhoë Park avant de rallier la célèbre Manly Beach où nous profitons de la plage et de la baignade pendant un petit moment. Cette partie est plus fréquentée mais on comprend pourquoi : la plage de sable fin s'étend sur 1,5 km et le cadre est magnifique. Après cette petite pause, nous passons par le Corso, une rue piétonne et très touristique de Manly pour regagner le port afin de retourner au centre ville.

Nous avions réservé une visite guidée de l'Opera House à 17h00 et arrivons juste à temps au point de rendez-vous. Le tour dure 1h et nous renseigne sur l'histoire de la construction du célèbre bâtiment. Il nous permet d'avoir un bon aperçu de l'extérieur comme de l'intérieur. Nous avons même l'occasion de voir des salles habituellement fermées au grand public, comme la salle de réception ou la Hutzon Room, réservée aux récitals portant le nom de l'architecte original du bâtiment, Jørn Utzon.

Nous finissons la journée par un bon petit repas dans le quartier des Rocks avant d'aller nous coucher.

Sydney - Opera House de jour

Baie de Sydney

Sydney - Manly Beach 1

Sydney - Manly Beach 2

Sydney - Opera House de nuit

Sydney by night

Sydney - Habour Bridge de nuit

Jour 13 : Bondi - Coogee

Nous prenons le bus de bonne heure en direction de Bondi Beach. C'est le Good Friday (vendredi saint) et nous sommes étonnés par le calme qui règne dans les rues de Sydney en ce début de journée. Au cours de notre trajet, nous sommes surpris par le peu d'informations disponibles à l'intérieur du bus. Aucun avertissement sonore ou visuel annonçant les prochains arrêts, pas de plan de la ligne affiché. Sans l'application CityMapper, il nous aurait été difficile de nous y retrouver. 30 minutes de bus plus tard, nous débarquons à Bondi, et faisons un arrêt dans un café avec vue sur la plage pour prendre un copieux petit déjeuner. Nous passons ensuite enfiler nos maillots au Bondi Pavillon avant de profiter un moment de plage entre les drapeaux jaune et rouge, où la baignade est surveillée. Le cadre est magnifique, Bondi fait honneur à sa réputation d'être l'une des plus belles plages australiennes.

Nous faisons ensuite un petit tour dans le village avant de nous lancer sur le sentier côtier reliant Bondi à Coogee, en passant par différentes plages tout au long des 6 kilomètres de randonnée. C'est très accessible et des fontaines à eau ponctuent le chemin. Cependant, l'ombre est rare. Une casquette et de la crème solaire sont à prévoir. Les accès aux plages pour se rafraîchir ne manquent pas. Pour notre part, nous attendrons la dernière étape, Coogee, pour prendre une glace avant d'aller piquer une tête.

Nous repartons vers le centre en bus et prenons une petite douche avant d'aller manger du côté de Darling Harbour dans un resto-bar lounge où on nous demande nos pièces d'identité à l'entrée... Nous rentrons ensuite à l'hôtel, nous avons prévu de nous lever tôt le lendemain pour profiter de notre dernier jour à Sydney.

Sydney - Bondi Beach tags

Sydney - Bondi Beach vue d'ensemble

Sydney - Coogee Beach

Jour 14 : Sydney

Après un petit-déjeuner à l'ouverture sur les quais de Darling Harbour, nous nous rendons au Sea Life Aquarium. C'est samedi et de nombreuses familles sont déjà présentes. La visite est intéressante, notamment les tunnels qui permettent de voir directement les différentes espèces aquatiques. Nous découvrons notamment une grande variété de requins. La visite se termine de façon assez ludique par une balade en barque au milieu des manchots. Cela dure 3 minutes et il fait -6°C, pensez à vous couvrir.

Juste à côté se trouve le Wild Life Zoo. Ce zoo constitue une bonne alternative quand on n'a pas le temps d'aller visiter le Taronga Zoo. Il abrite un vaste éventail d'espèces australiennes : reptiles, papillons, serpents, koalas et kangourous. Il y avait également beaucoup moins de monde qu'à l'aquarium.

Nous avons mis 1h30 pour visiter chacun de ces deux parcs. A noter qu'il est intéressant d'acheter les billets d'entrée en ligne. Plusieurs combinaisons sont possibles entre la Sydney Tower Eye, l'Aquarium, le Wild Life Zoo et le Musée de Madame Tussauds et proposent des prix très attractifs.

En sortant, nous nous dirigeons vers le quartier The Rocks. C'est ici que les colons européens débarquèrent en 1788. C'est une bonne occasion pour se balader dans les rues du centre de Sydney.

Nous poursuivons avec Circular Quay et les Royal Botanic Garden. Nous allons jusqu'au Mrs Macquaries Point, qui offre une superbe vue sur la baie, avec l'Opera House, le pont et les buildings en fond. Nous continuons jusqu'au point de vue qui nous permet de contempler le Woolloomoolloo Finger Wharf. En sortant du parc, nous longeons la State Library, le Parliament House, le Pitt Street Mall pour arriver à la St Mary's Cathedral et Hyde Park qui se trouve juste à côté.

Après ces 12 kilomètres de marche, nous passons à l'hôtel nous changer en vue de notre dernière soirée à Sydney. Nous voulions aller boire un verre à l'Opera Bar mais celui-ci affiche complet. Nous nous rabattons sur un restaurant italien, juste à côté, qui nous offre une tout aussi jolie vue sur la baie. Nous prenons nos derniers clichés de l'Opéra avant de rentrer. Nous sommes tristes de quitter déjà Sydney. Le coup de cœur pour cette ville et son "Australian way of life" est bien là !

Sydney - Wild Life Zoo papillon

Sydney - Wild Life Zoo koala

Sydney - Wild Life Zoo kangourou des rochers

Sydney - St Mary's Cathedral

Sydney - Opera House by night

Jour 15 : Arrivée à Cairns, direction Port Douglas

Le réveil est matinal aujourd'hui, nous devons en effet prendre le shuttle pour l'aéroport à 7h15. Nous prenons la direction du Nord-Est de l'Australie pour la dernière étape de notre voyage : Port Douglas et la Grande Barrière de Corail.

Après 3 heures de vol, nous atterrissons à Cairns sous la pluie. Nous récupérons nos bagages et la voiture de location. Dès la sortie de l'aéroport, une chaleur moite nous accable. Nous essayons de faire un premier arrêt au niveau de l'Esplanade de Cairns mais la chaleur humide et une grosse averse nous font vite renoncer. Nous poursuivons un peu plus loin en direction des Crystal Cascades. Pas de chance, à cause de la pluie, la route est fermée car impraticable.

La pluie s'arrête. Nous tentons un nouvel arrêt à Palm Cove. Près de la plage, des panneaux nous invitent à prendre garde aux méduses et aux crocodiles ! Le temps d'une courte balade en bord de mer, la pluie se remet à tomber. Nous nous réfugions sous un abri destiné à faire des barbecues. Nous y engageons la discussion avec un couple de locaux qui nous recommande chaudement de profiter de notre séjour dans le coin pour aller voir les Mossman Gorges.

Nous reprenons la voiture jusqu'à l'hôtel de Port Douglas. La réception est fermée et nous récupérons les clés dans un coffre. Lorsque nous gagnons notre chambre, nous découvrons que l'équipe de l'hôtel nous a préparé une gentille attention : une nouvelle bouteille de sparkling wine nous est offerte et patiente dans le frigo. Il fait toujours gris mais la pluie s'est arrêtée et la chaleur est toujours étouffante. Nous allons donc nous rafraîchir dans la somptueuse piscine de l'hôtel.

Nous finissons la journée dans un petit restaurant italien, Pasta & co. où nous dégustons de délicieuses gnocchis.

Jour 16 : Port Douglas et les environs

Après un copieux petit déjeuner au Café Fresq, nous suivons les conseils des Australiens que nous avions rencontrés la veille et partons en direction des Mossman Gorges. Elles se situent après un village aborigène. Le parking se situe bien en amont de ce dernier. Des navettes payantes sont à disposition mais la balade ne semble pas très longue et le soleil brille pour le moment. Nous décidons donc de partir à pieds. Une petite demi-heure plus tard, les pieds trempés par quelques passages inondés, nous arrivons au début du sentier qui va nous conduire dans la Daintree Forest. Le chemin est balisé par une passerelle et un pont suspendu. Il n'est pas possible de s'en écarter et de s'aventurer dans la forêt. Nous débouchons rapidement sur une berge aménagée qui permet un accès facile à la rivière pour une petite baignade. Il y a pas mal de gens dans l'eau. Nous décidons de continuer la balade en espérant trouver plus loin un endroit moins fréquenté. Deux points de vue plus tard, nous arrivons déjà au bout du chemin. Nous ne savons pas très bien si c'est toujours comme cela que la marche se termine, nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si court. Nous faisons demi-tour alors que la pluie se remet à tomber. Nous sommes obligés de sortir les parapluies. En prenant notre temps, la marche n'aura duré que 1h30, nous nous attendions à plus.

Nous essayons de trouver un coin pour boire un coup dans les environs mais après quelques tentatives infructueuses dans les villages environnants, nous faisons demi-tour vers Port Douglas. Le soleil brille à nouveau. Nous prenons une limonade bien fraîche au Salsa and Grill avant d'aller faire un tour à St Mary's by the sea, une petite chapelle ayant une jolie vue sur l'océan.

Nous enchaînons par le Wildlife Habitat de Port Douglas. L'entrée coûte $30 mais permet un accès au parc pendant 3 jours. Nous sommes agréablement surpris par la taille, la diversité et le nombre de "résidents". Nous y voyons des koalas, des kangourous, des wallabies, des casoars, des serpents, des crocodiles ainsi que toutes sortes d'oiseaux. Nous pouvons nous balader librement au milieu des animaux. Les kangourous, curieux et gourmands, à la recherche de nourriture, s'approchent facilement de nous. Des oies sauvages nous surprennent quelques fois en nous frôlant lors de leur vol. Nous repartons enchantés 1h30 plus tard.

La journée touche à sa fin, nous filons prendre un bain à Four Mile Beach, la plage surveillée située à côté de notre hôtel. La zone de baignade est bien délimitée par des drapeaux placés sur la plage ainsi que par un filet installé dans l'eau. Ce dernier nous protège des méduses et autre faune dangereuse locale. Nous ne ferons pas les aventuriers et respecterons la zone de baignade même si celle-ci nous parait assez restreinte au vu de l'étendue de la plage, bordée de cocotiers. Nous ne voyons d'ailleurs personne se baigner en dehors des limites.

Nous finissons par un dîner marin au restaurant du Port Douglas Central Hotel, composé de crevettes, beignets de calamar et barramundi.

Mossman Gorges Daintree Forest

Jour 17 : The Great Barrier Reef

Nous avons rendez-vous devant l'hôtel à 8h05. Nous sommes récupérés par une navette qui nous conduit jusqu'à la Marina. Nous embarquons à bord de notre catamaran avec une trentaine d'autres passagers et quittons le port à 8h30 direction Low Isles. La traversée dure 1h30, à un rythme tranquille. Pendant ce temps, l'équipage nous met à disposition palmes, masque, tuba et combinaison de plongée. Une fois amarrés à côté de l’île, nous empruntons un bateau-navette qui nous emmène jusqu'à celle-ci.

Il est alors temps de se jeter à l'eau, guidés par Charlotte, une Française originaire d'Aix, membre de l'équipage depuis 8 ans. Nous découvrons avec émerveillement ces fonds marins réputés. Nous croisons des poissons énormes et multicolores ainsi qu'une tortue de mer et d'innombrables coraux. Nous avons de la chance, le soleil est avec nous ce matin et la mer est plutôt calme.

Après 1h d'exploration, nous regagnons la plage afin de faire un petit tour sur l’île, guidés par Monique. Nous retournons ensuite sur le catamaran où un copieux buffet froid, composé de salades, charcuteries et crevettes nous attend. Au cours du repas, nous apercevons des requins gris venus nous tenir compagnie autour du bateau. Charlotte nous rassure en nous disant qu'ils ne mangent que des petits poissons et ne s'attaquent pas aux humains.

Une fois restaurés, nous avons le choix de faire un tour de bateau à fond transparent ou de retourner dans l'eau pour une nouvelle exploration des fonds marins, plus libres cette fois-ci. Nous choisissons cette dernière option sans hésiter. Le ciel est un peu plus gris. C'est dommage car il ne nous permet pas de profiter pleinement de toutes les couleurs vives des coraux. La plongée reste néanmoins extraordinaire.

45 minutes plus tard, il est déjà temps de remonter sur le bateau et de reprendre la direction du port. Nous sommes un peu frustrés, car nous pensions bénéficier de plus de temps dans l'eau. Nous arrivons à Port Douglas un peu avant 16h00.

Nous faisons un tour dans les boutiques du village avant de retourner à la plage pour prendre un petit bain avant d'aller manger. Nous finissons la soirée chez Paddy, un pub où nous dégustons un fish & chips et une fisher pie.

Great Barrier Reef - Low Isles

Jour 18 : Port Douglas

C'est le dernier jour de visite, nous décidons de rester dans le coin car la seule visite qu'il nous reste à faire se trouve à Cape Tribulation, à 2h de route de Port Douglas et la promenade intéressante dure 5h. Incertains du temps et de l'état des sentiers de promenade suite aux pluies, nous choisissons de renoncer à cette escapade en prévision de la journée de transfert jusqu'en France qui nous attend le lendemain. Nous privilégions le farniente.

Un petit-déjeuner (sans bacon pour Simon !) plus tard, nous passons la matinée à peaufiner notre bronzage australien sur la plage de Port Douglas, avant de retourner au Wildlife Habitat l'après-midi. Nous profitons une dernière fois de tous les animaux.

Nous assistons à une présentation sur les koalas en même temps que les soigneurs viennent les nourrir. L'équipe est vraiment sympathique et a l'air de prendre bien soin des animaux. L'endroit est très bien entretenu malgré des oiseaux en liberté dans la totalité du parc.

A l'entrée, nous avions acheté un sachet de nourriture pour les kangourous. Nous passons un long moment à leur donner à manger directement depuis le creux de la main. C'est un cliché touristique, mais nous y prenons quand même beaucoup de plaisir. Nous apprécions cette proximité avec ces mammifères, grands symboles de l'Australie.

Avant de partir, nous passons du côté des crocodiles et du casoar.

La journée se termine par un dernier bain dans la Mer de Corail sous le soleil, toujours. Aujourd'hui, nous n'aurons pas vu la pluie.

Nous retournons dîner chez l'Italien, les bons restaurants ne se bousculant pas vraiment dans le coin. De retour à l'hôtel, il est temps de préparer nos valises pour le lendemain.

Plage de Port Douglas

Port Douglas - Wildlife Habitat

Port Douglas - Wildlife Habitat

Port Douglas - Wildlife Habitat

Port Douglas - Wildlife Habitat kangourou

Jour 19 : Derniers pas en Australie et retour en France

Souhaitant passer à la Crystal Cascade, nous partons tôt de Port Douglas après un dernier copieux petit-déjeuner au Café Fresq. Après un peu plus d'une heure de route, nous arrivons au parking. Un panneau d'indication signale que le sentier de marche est fermé mais personne n'est là pour bloquer l'accès et des promeneurs sont déjà sur le chemin. Nous décidons de tenter le coup. Nos chaussures sont sèches et nous entendons bien à ce qu'elles le restent en prévision des longues heures de vol qui nous attendent. Après quelques minutes de marche à peine, nous arrivons à une portion de route un peu inondée que nous franchissons grâce à quelques acrobaties. Mais quelques centaines de mètres plus loin, un passage encore plus inondé a raison de notre motivation et nous faisons finalement demi-tour, d'autant plus qu'il fait chaud. Nous ne souhaitons pas démarrer les 36 heures de voyage qui nous attendent en sueur !

Nous reprenons la route en direction de Cairns où nous faisons le plein avant de nous diriger vers l'aéroport où nous laissons la voiture. Nous sommes très en avance pour le premier vol de la journée qui doit nous conduire à Sydney. Nous enregistrons quand même nos valises. Nous espérons les retrouver à Lyon.

Nous patientons pendant 4 heures avant d'embarquer. Après 3 heures de vol, nous atterrissons au terminal domestique de l'aéroport de Sydney. Nous avons 1h30 avant notre prochain décollage et il nous faut rejoindre le terminal international. Une navette est mise à disposition par Qantas, mais elle ne passe que toutes les 20 minutes. Nous prenons un petit coup de stress. Heureusement l'attente n'est pas trop longue. 6 minutes plus tard, nous montons dans le bus qui fait le tour de l'aéroport. Il nous faut encore marcher un bon quart d'heure pour arriver à notre porte. Nous arrivons à temps, avant l'embarquement mais nous n'avons pas traîné et heureusement que tout s'est bien enchaîné. Le timing était un peu juste.

Nous décollons à nouveau en direction de Dubaï. Cette fois, c'est fini, bye-bye l'Australie. Nous sommes nostalgiques de quitter ce beau pays et nous aurions bien fait un dernier tour dans la baie de Sydney avant de partir. Ces 3 semaines sont passées à toute vitesse et nous avons vraiment adoré tout ce que nous avons découvert.

14 heures plus tard, nous atterrissons à Dubaï, un peu déphasés. Nous nous préparons à attendre 9 heures, après avoir décidés de ne pas quitter l'aéroport pour visiter la ville. Nous sommes fatigués, nos sacs sont lourds et nous sommes trop couverts pour la chaleur étouffante de la ville. Peut-être lors d'une prochaine escale.

Notre vol pour Lyon finit par être annoncé. Nous montons à bord de l'avion pour cette dernière étape de notre périple australien.

6 heures 30 plus tard, nous voilà de retour sur le sol lyonnais. Nous avons de la chance, il fait beau et assez bon. Il nous faut encore patienter presque 1 heure pour passer le contrôle aux frontières et récupérer nos valises. Elles sont dans les dernières à sortir sur le carrousel mais nous ont bien suivis depuis Cairns. Un exploit !

Nous retrouvons le visage souriant de nos amis venus nous chercher à l'aéroport pour nous raccompagner à la maison après ce voyage de 36 heures (merci Clo & Flo).

Après un coup de fil pour rassurer nos familles : une douche et au lit. Nous rangerons les valises demain.

Nous nous remettrons assez vite du décalage horaire dans ce sens.

Nous profitons des quelques jours de congés qu'il nous reste pour trier nos photos et nous remémorer les bons moments de notre séjour et toutes les belles choses que nous avons vues. Nous avons vraiment adoré ce pays. Notre voyage de noces restera inoubliable ! Un grand merci à tous ceux qui nous ont permis de réaliser ce rêve.

Ce que nous avons adoré (en vrac)

  • le côté friendly (cool et avenant) des australiens
  • Uluru (Ayers Rock)
  • la baie de Sydney
  • les Twelve Apostles sur la Great Ocean Road
  • la Grande Barrière de Corail
  • la balade à dos de dromadaire à Alice Springs
  • le Wildlife Habitat de Port Douglas (pour nourrir les kangourous et voir les koalas)
  • le barbecue self-service à Yulara (et le fait qu'il y ait des BBQ propres et accessibles un peu partout dans le pays, notamment à proximité des plages)
  • le côté melting-pot de Melbourne
  • le côté relax de Sydney
  • le côté faussement petite ville d'Adélaïde
  • ne pas être tombés sur toutes les bestioles dont on nous avait parlé avant notre départ (araignées, serpents…)

Quelques conseils

  • n'oubliez pas de vous équiper de filets contre les mouches ! Elles sont nombreuses dans le désert et si elles ne sont pas méchantes, elles sont très vite désagréables autour du visage
  • soyez ouverts, apprenez quelques mots d'anglais avant de partir et n'ayez pas honte de vous en servir, les locaux ne voient pas d'un bon œil les étrangers ne faisant pas d'efforts pour parler leur langue
  • soyez disciplinés et rapides aux passages piétons dès que le signal sonore se déclenche. Ils ne durent pas très longtemps et on ne traverse pas au rouge
  • prévoyez de manger assez tôt le soir, la plupart des restaurants ferment à 21h30

 

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En 2018, remettons notre vie privée au centre de nos échanges numériques

Pour ce début d'année 2018, j'aimerais vraiment pouvoir communiquer avec mes proches à l'aide de logiciels respectant ma vie privée (et par la même occasion, celle de ceux avec qui j'échange). Ces logiciels existent déjà mais sont trop peu utilisés. Que ce soit à cause d'une arrivée tardive ou d'un manque de communication flagrant, ils peinent à se faire une place en comparaison avec les gros du secteur.

Voilà quelques années maintenant que des personnes peu ou pas versées aux nouvelles technologies se rendent compte que Facebook n'est pas un endroit fréquentable pour parler des choses personnelles. C'est gratuit et la plupart de nos proches sont dessus. Que demander de plus ? Ne pas en être le produit…

Pourquoi devrais-je bouger ?

Tenez-vous vraiment à laisser à une entreprise dont le seul moyen d'être rentable est d'utiliser les informations concernant vos échanges personnels savoir avec qui vous communiquez, pendant combien de temps, depuis quel endroit, à quelle fréquence ? Quels sont les sujets qui vous traversent l'esprit ? Pourquoi vous renseignez-vous sur telle ou telle maladie ou problème personnel ?

Toutes ces informations sont automatiquement classées et permettent de créer un profil numérique qui vous est attribué et vendu (dans le "meilleur" des cas) à des fins de ciblage publicitaire sans qu'on vous demande votre avis. En fait si, vous avez accepté puisque vous utilisez leur service. Vous pensez de suite à des publicités concernant des produits du quotidien mais ça peut aller plus loin comme des propositions de lecture d'informations sur un sujet qui ne vous intéresse pas ou sur lequel vous êtes en désaccord mais parce qu'un jour, par curiosité, par ouverture d'esprit, vous avez cliqué pour voir, vous y êtes désormais associé. Idem pour vos idées concernant la société, la politique et j'en passe mais vous avez compris. Tout ce sur quoi vous cliquez vous définit, que vous soyez d'accord ou pas.

Vous pensiez que c'était personnel ? Qu'un clic ne changerait rien ? Quand l'entreprise qui choisit ce qu'elle va vous proposer de regarder y voit une occasion de se faire beaucoup d'argent, il y a des chances que l'impact soit important. Comment pensiez-vous que ces services gratuits étaient financés ? Si le bonheur des utilisateurs suffisait à payer les factures, tout le monde concevrait des logiciels libres !

La solution à ça ? Utilisez un service qui respecte vos actions, ne vend pas vos données personnelles (ou encore mieux, n'y a pas accès) et ne choisit pas ce que vous pouvez ou ne pouvez pas voir à votre place. Vous n'avez rien à cacher ? Alors pourquoi placez-vous vos lettres contenant autre chose que des bisous pour tante Georgette dans une enveloppe ? Et puis pourquoi avez-vous installé des rideaux chez vous ? C'est vrai après tout… La vie privée est un droit. Nous devons pouvoir choisir si nous voulons que nos propos soient publics ou pas. Ce n'est pas à une entreprise de prendre cette décision.

Remplaçons Facebook par Diaspora

Des alternatives libres et bien plus respectueuses existent depuis près de dix ans mais sont toujours ignorées par la grande majorité des utilisateurs de réseaux sociaux. Je pense notamment à Diaspora (sur lequel je partage depuis un moment maintenant), ou plus récemment Mastodon. Mais je ne vais pas m'étendre plus sur ce sujet car je comprends que son adoption soit plus compliquée. Difficile de partager sur un réseau où les gens que nous connaissons ne se trouve pas. Pourtant, il ne tient qu'à nous de faire changer cet état de fait.

Remplaçons WhatsApp par Signal

Après Facebook, c'est de WhatsApp dont j'aimerais bien voir le nombre d'utilisateurs chuter. Propriété du premier, l'Europe se bat pour que les données récupérées par le second ne soient pas transférées au premier mais s'en passer serait encore la meilleure des sécurités.

Pour le coup, l'alternative est plus que crédible et peu s'utiliser en parallèle, le temps que tout le monde saute le pas. Signal permet d'envoyer des messages à ses contacts à travers Internet à l'aide de son annuaire disponible sur son mobile, exactement comme le fait WhatsApp. Il est possible de créer des groupes, de passer des appels vocaux ou vidéo, le tout de manière sécurisée pour assurer la confidentialité du contenu des échanges. Ce logiciel est open source et régulièrement audité, ce qui m'incite à y avoir plus confiance qu'en WhatsApp qui me dit chiffrer mes conversations mais sur lequel je n'ai aucun moyen de vérifier.

Vous pouvez très bien l'utiliser comme une simple application de SMS. En effet, si le contact avec qui vous échangez n'est pas (encore) sur Signal, le logiciel enverra le message comme un simple SMS. De cette manière, il est d'autant plus facile d'effectuer la transition vers du 100% Signal !

Des sacrifices nécessaires dans un premier temps

Je sais bien que certains d'entre-vous apprécient leur petit confort et c'est tout à fait compréhensible. Les alternatives ne proposent pas souvent une équivalence exacte avec ce qui est disponible sur le produit qu'on aimerait quitter. Les choses bougent bien plus facilement lorsque les utilisateurs se manifestent en nombre pour réclamer une fonctionnalité. Beaucoup plus en tous cas que si un service est peu utilisé. La vision de l'équipe de développeurs prime souvent sur l'avis de quelques utilisateurs mais cette dernière risque de revoir sa copie si une fonctionnalité est très sollicitée.

Dans tous les cas, profitez des fonctionnalités déjà disponibles. Encore une fois, le changement n'a pas à être radical. Vous pouvez tout à fait utiliser deux outils en parallèle tout en invitant vos amis et votre famille à vous rejoindre sur l'alternative de votre choix en leur expliquant votre démarche.

On se motive

Comme le disent si bien les gens de chez Framasoft (chez qui vous pouvez trouver d'autres alternatives plus respectueuses de vos données) : le chemin est long mais la voie est libre. Et vous, qu'attendez-vous pour vous lancer ? Si vous êtes réticents, rencontrez des problèmes ou n'en voyez pas l'utilité, n'hésitez pas à en parler dans les commentaires ou directement avec moi si ça vous arrange. Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus, je vous recommande le livre surveillance:// de Tristan Nitot. Je vous laisse en compagnie de cette vidéo (Nothing to Hide). Il s'agit d'un documentaire sur la surveillance de masse et pourquoi vous avez peut être plus à cacher que ce que vous ne le pensez.

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Mastodon et ses problèmes de fédération

J'utilise depuis quelques semaines le réseau social décentralisé basé sur GNU Social : Mastodon. Les différentes vues entre personnes suivies, notifications, flux local (par instance) et flux général fonctionnent efficacement avec son organisation à la TweetDeck. J'ai cependant un soucis qui met à mal mon expérience utilisateur : la fédération entre les instances.

Qu'est-ce que la fédération ?

Dans un réseau décentralisé, les instances (mastodon.social, framapiaf.org, mamot.fr, occitanie.social…) doivent communiquer entre elles pour rendre l'expérience de l'utilisateur transparente. Pour faire simple, la fédération nous permet de discuter avec des personnes situées sur une autre instance que la nôtre sans avoir à y créer un nouveau compte.

De ce que j'ai pu constater, sur Mastodon la fédération s'active lorsque deux personnes d'instances différentes rentrent en contact. À partir de là, les autres personnes de ces deux instances ont accès aux informations concernant respectivement les deux premiers utilisateurs pris en exemple plus haut.

Un cas concret

  1. @A@instance1 rentre en contact avec @B@instance2
  2. @C@instance2 répond à @B@instance2
  3. Aucun utilisateur sur @instance1 ne suit @C@instance2
  4. @A@instance1 répond au même message que @C@instance2 sans voir la réponse de ce dernier

Je ne suis pas allé très loin dans mes tests, il est donc possible que je sois passé à côté d'un détail technique (durée de cache, configuration de l'instance...). Quoi qu'il en soit, le problème reste le même. Dans le cadre d'un message, le fil devrait comporter l'intégralité des réponses quelle que soit l'instance des personnes ayant participé. Sans ça, l'intérêt des discussions dans un espace décentralisé est relativement limité.

Exemple en images

Ce que je vois depuis l'instance Occitanie.social sur laquelle j'ai mon compte

Conversation sur l'instance du message original

Comme vous pouvez le voir, avec mon compte sur Occitanie.social, je loupe toute la discussion.

En conclusion

Pour le moment, plus une instance a d'utilisateurs qui sont actifs avec d'autres utilisateurs hors de son instance, plus elle s'enrichit. Pour moi, un système décentralisé doit proposer l'inverse. J'espère sincèrement que ce problème sera résolu rapidement. Actuellement, mon expérience de Mastodon est cassée. Il m'est difficile de suivre les conversations depuis l'instance que j'ai choisi et dont le nombre d'utilisateurs est restreint. Si je souhaite suivre une discussion, je suis obligé d'ouvrir un nouvel onglet pour être sûr de ne rien rater.

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Lire les logs d’un mutualisé OVH avec GoAccess

Je vous ai présenté GoAccess il y a quelques temps pour interpréter vos logs Apache. Cette fois, je vais vous expliquer comment permettre à GoAccess d'interpréter les fichiers produits par les serveurs mutualisés d'OVH.

goaccess-logo

Configuration

Une fois GoAccess installé, éditez ou créez le fichier .goaccessrc au niveau de votre home utilisateur et ajoutez-y les lignes suivantes :

  • log-format %h %v - %^[%d:%t %^] "%r" %s %b "%R" "%u"
  • time-format %H:%M:%S
  • date-format %d/%b/%Y

Récupérer les logs chez OVH

Je ne peux que vous conseiller d'aller ajouter un utilisateur pouvant accéder aux logs histoire de pouvoir utiliser son mot de passe dans un script qui automatisera la tâche de récupération (dans un cron mensuel par exemple). Ce guide dédié vous expliquera comment faire.

Connectez-vous ensuite à l'espace de gestion des logs à l'aide de l'adresse suivante : https://logs.ovh.net/votredomaine.tld.

Lancer l'analyse

Comme vu dans mon précédent billet sur ce sujet, vous pouvez directement analyser les archives à l'aide de la commande zcat.

zcat /var/log/apache2-backup/domain.tld/2017-03/domain.tld-* | goaccess -c --ignore-crawlers -a

Ajouter le domaine aux requêtes

Lorsque plusieurs domaines sont configurés, il est utile de pouvoir connaître lequel est responsable d'une requête en particulier. Pour cela, la commande awk permet de placer automatiquement cette information au bon endroit.

zcat /var/log/apache2-backup/domain.tld/2017-03/domain.tld-* | awk '$7=$2$7' | goaccess -c --ignore-crawlers -a