Nous ne sommes qu’en 2021 et les Daft Punk se séparent

Après 28 ans de carrière, 4 albums studios, 2 albums live et quelques autres projets, le duo casqué, formé de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, représentants de la French touch à l'international, a annoncé sa séparation dans une vidéo de presque 8 minutes.

Leur communication reposant depuis leurs débuts sur une aura de mystère, nous étions habitués à les voir disparaître de longues années entre la sortie de leurs albums suivis d'une tournée autour du globe. Je m'attendais à les voir dépoussiérer leurs casques du grenier comme par magie mais pas vraiment pour ce genre d'annonce.

Fanboy assumé

Daft Punk fait partie de ces groupes que je suis fidèlement depuis mon adolescence. Leurs productions étaient rares mais toujours de qualité. Dans chacun de leurs albums, certains titres m'ont marqué au fer rouge et resteront des marqueurs de mon ADN musical.

Leur dernier album, Random Access Memories, date déjà de presque 8 ans. Je l'apprécie beaucoup même s'il n'est pas dans la continuité des précédents. Ils ont privilégié les collaborations avec d'illustres artistes (coucou Giorgio Moroder, Nile Rogers et les autres) à leurs compositions électroniques habituelle pour produire un album plus éclectique. Leur touche est toujours présente mais l'hommage à leurs origines musicales est palpable. Ils ont eu l'occasion de se faire plaisir, et ils l'ont fait.

Si pour beaucoup (et je les comprends), Get Lucky reste le titre emblématique de l'album, j'aurais tendance à les retrouver sur des pistes comme la dernière, Contact, qui défile tout en crescendo sur 6 minutes 23, ou encore Motherboard.

One more time!

Les deux artistes étant encore jeunes, je croise les doigts très fort pour une reformation dans quelques temps. Laissez-moi rêver. Il y a fort à parier qu'ils ne resteront pas inactifs.

L'occasion est trop belle de ressortir leur discographie pour s'en mettre plein les oreilles avec du Homework, Discovery ou les Alive qui n'ont pas pris une ride.

Migration des données depuis PostgreSQL 10 vers 12 à l’aide de pg_upgradecluster

J'ai pris le temps ce week-end de passer mes serveurs Postgres de la version 10 à 12. Voici donc mon pense-bête d'une procédure effectuée sur Ubuntu. Notez que si vous êtes en 20.04 LTS ou supérieure, l'installation du paquet postgresql-12 a déjà dû passer.

La sauvegarde avant tout

Je ne peux que vous recommander de faire une sauvegarde de l'ensemble de vos bases avant toute interventions afin de pouvoir revenir en arrière si les choses tournent mal.

sudo -u postgres psql pg_dumpall > postgres-backup-20210131.sql # Sauvegarde des bases

La mise à jour

sudo systemctl stop postgresql # Arrêt du service postgresql
sudo apt-get install -y postgresql-12 # Installation du paquet postgresql-12 sans demande de confirmation, optionnel si vous êtes déjà en 20.04 ou supérieure
sudo pg_dropcluster 12 main --stop # Suppression du cluster par défaut de la version 12 créé lors de l'installation
sudo pg_upgradecluster 10 main # Mise à jour du cluster depuis la version 10 vers la dernière version (ici, la 12)
sudo pg_dropcluster 10 main --stop # Suppression du cluster de la version 10
sudo systemctl restart postgresql # Relance du service postgresql
psql --version # Vérification de la version de postgresql en cours (doit vous retourner une information contenant 12.x)

Rien de bien sorcier mais vu que c'est une opération que je fais rarement, c'est toujours bon de garder ça bien au chaud dans un coin pour la prochaine fois et si d'autres trouvent ça utile, c'est encore mieux.

Jouer à Beyond Good & Evil sur un PC récent

Corriger les problèmes de performance

Pour dépasser les 10 FPS en jouant à un jeu de 2003 en 2020 sur une configuration qui tient la route, téléchargez, décompressez puis exécutez le fichier contenu dans l'archive ci-dessous. Il va modifier les clés du registre Windows sans autre action de votre part.

Pour les curieux, voici les valeurs qui sont modifiées :

[HKEY_CURRENT_USER\Software\Ubisoft\Beyond Good & Evil\SettingsApplication.INI\Basic video]
Shadows Quality 200
HardwareVertexProcessing 1
Vertex Streams 1
Depth buffer 2
Autogen mipmap 1
Activate compatibility settings 1

J'ai trouvé toutes ces informations sur les forums de Steam.

Capture d'écran du jeu Beyond Good and Evil représentant Jade, le personnage principal.

Passer au format 16:9

J'ai également trouvé ces informations sur les forums de Steam.

Vers l'infini et au-delà !

Vous devriez pouvoir vous (re)plonger dans ce jeu culte. Je l'ai pris sur Steam mais sachez qu'une une version GoG existe. Elle est peut-être moins problématique, mais vu le titre des messages sur le forum, j'en doute. À noter qu'une version HD est disponible sur PlayStation 3 et Xbox 360 depuis 2011.
Inutile de vous dire que j'attends la suite avec impatience sans savoir ni quand elle arrivera ni dans quel état. Wait & see.

Éviter les moteurs de recherche en utilisant la barre d’adresse de son navigateur web

Aujourd'hui, une fois votre navigateur préféré ouvert, il est fréquent d'atterrir sur la page d'un moteur de recherche. Vous tapez alors le nom du service que vous cherchez avant de tomber sur les résultats du moteur en question. Non content de perdre un temps précieux si vous avez déjà visité le site en question, le moteur de recherche capte chacune de vos requêtes.

Photo de la Terre vue du ciel la nuit. Les lumières des villes créent un réseau.

Faisons une analogie avec le monde physique. Vous connaissez l'adresse de votre meilleur ami par cœur pour y être allé un nombre incalculable de fois. Regardez-vous dans votre carnet d'adresses à chaque fois avant d'y aller ? Passer par un moteur de recherche avant de vous rendre sur votre site préféré revient exactement à la même chose. Et même dans le cas où vous n'auriez qu'une vague idée du nom du site, tapez ce que vous avez en tête dans la barre d'adresse. Avec un peu de chance, l'historique du navigateur remontera le résultat souhaité.

Les principaux navigateurs grand-public possèdent une fonctionnalité de marque-pages qui permet de sauvegarder une adresse afin d'y retourner plus tard. Si vous commencez à taper le nom du site dans la barre d'adresse ayant déjà visité la page, ce dernier vous propose un lien direct cliquable juste en dessous de votre curseur.

En utilisant cette technique, vous gagnerez un temps considérable et serez moins enclin à être pisté par les moteurs de recherche puisque vous les éviterez autant que possible. Pour certains d'entre vous, cette astuce peut sembler anodine mais pour d'autres, le moteur de recherche est devenu là base de leur expérience sur le web là où elle ne devrait en être qu'un accessoire ponctuel. Prenez le temps de maîtriser votre navigateur, vous ne le regretterez pas !

Pourquoi est-ce que je déménage sur mon instance Mastodon ?

Cela fait plus de 2 ans que j'utilise le réseau social décentralisé Mastodon. Au départ par curiosité et un peu de scepticisme, puis avec de plus en plus de plaisir à mesure que ma compréhension du système fédéré a évolué. Pourquoi donc changer d'instance, me direz-vous ?

Des oisillons heureux d'avoir trouvé leur instance Mastodon.
Photo par 42 North trouvée sur Unsplash

La décentralisation ? Ça a du bon.

Étant un fervent partisan des modèles décentralisés, il m'a toujours semblé important de ne pas être sur une des instances principales de Mastodon, telles que mastodon.social, framapiaf.org ou mamot.fr. Quand on souhaite ne pas reproduire les écueils liés aux silos de données que sont Facebook, Twitter & co, se servir de l'aspect décentralisé est crucial. Pour ce faire, l'outil de sélection d'instance est un bon début même si j'avoue qu'il peut être assez déroutant. C'est un premier pas.

L'auto-hébergement ? Mangez-en !

Je suis un adepte de longue date de l'auto-hébergement. J'aime expérimenter, être libre de choisir les solutions que j'utilise au quotidien tout en les modifiant à ma convenance. Étant autodidacte, cette méthode a été (et est toujours) un bon moyen de découvrir, apprendre et partager sur des outils libres que j'apprécie. Alors oui, c'est contraignant. Il faut s'occuper des mises à jour, maintenir les machines, mettre en place la sécurité et les alertes pour nous prévenir en cas de soucis, mais je trouve ça formateur et passionnant.

Le choix des logiciels que je décide d'héberger de façon pérenne n'est pas pris à la légère. Autant tester un nouveau soft en tant que seul et unique utilisateur ne présente pas de contrainte particulière, autant c'est plus compliqué pour un outil qui communique avec l'extérieur et crée des liens avec d'autres utilisateurs.

J'ai pris mon temps, pesé le pour et le contre. Après ces 2 années passées, je suis toujours sur ce réseau à partager des liens, échanger avec les gens et que je n'ai pas l'intention d'arrêter. Je souhaitais également mettre en place une instance PeerTube et une instance PixelFed. J'ai naturellement fini par craquer…

Pourquoi faire ?

Tous ces outils seront utilisés en mode utilisateur unique, sauf exceptions si l'envie m'en prend. J'entends par là que les inscriptions ne seront jamais ouvertes à des inconnus. La puissance de la fédération me permet de continuer à échanger avec tous ceux que j'ai rencontré sur mon instance d'origine mais je deviens maître de la plate-forme que j'utilise. J'ai un accès direct aux données et rien ne disparaîtra sauf si l'envie me prend (ou que je me foire royalement sur le système de sauvegardes). Je récupère une cohérence sur mon identité en ligne avec l'utilisation de mon domaine principal simounet.net.

Pourquoi pas vous ?

Je tiens tout d'abord à vous mettre en garde, l'auto-hébergement n'est pas une chose facile. Il faut avoir certaines connaissances techniques (ou avoir l'envie et le temps de les apprendre) et viser long terme. C'est un vrai engagement sur l'avenir. Il vous faut a minima être à l'aise avec l'administration d'un système Linux, la gestion d'un nom de domaine, de sauvegardes et l'installation de solutions parfois complexes mêlant de nombreuses briques technologiques. Le suivi régulier des mises à jour de tout ce système est crucial ! Il n'est absolument pas recommandé d'installer ça dans un coin et de laisser tourner le bouzin tant que ça fonctionne. Vous êtes sûr de courir à la catastrophe.

Pour les intéressés par l'idée d'avoir son instance sans avoir à gérer la partie auto-hébergement, je vous conseille de regarder du côté de chez Masto.host qui vous met à disposition une instance personnelle et s'occupe du reste. C'est payant, mais ce que je vous ai présenté avant l'est aussi. Le truc c'est qu'une mutualisation des applications permet d'amortir les coûts.

L'instant réclame

Si vous souhaitez migrer d'instance sans perdre l'intégralité de vos toots, je me suis fendu d'un utilitaire (que vous pouvez trouver ici) qui vous permettra de les intégrer dans votre futur nouveau chez-vous. Ce n'est pas encore parfait mais c'est ce que j'ai utilisé pour changer d'instance.