Désactivation du flux RSS issu de FeedBurner

Ceci est un message de service.

Dans la même optique que celle du billet sur pourquoi j'arrête d'utiliser Google Analytics, je souhaite me passer du gestionnaire de flux RSS FeedBurner, filiale de de big G. Je l'ai retiré du haut de mon site depuis plus de 4 ans mais il est toujours alimenté pour les personnes qui me suivent depuis plus longtemps par ce biais. Si c'est votre cas et que vous souhaitez continuer à suivre ce blog, merci de mettre l'adresse à jour dans votre agrégateur de flux favori : https://www.simounet.net/feed. Je compte désactiver FeedBurner le 1 mai 2021.

Une tasse ayant
Photos d'origine par Lea Böhm

J'avais un peu oublié ce billet qui était dans mes brouillons depuis le 29 juillet 2016, persuadé de l'avoir déjà publié. Un récent mail de la part de FeedBurner concernant des changements concernant leur service m'a fait douté. J'ai bien fait de vérifier. 🙂

Décidez de ne plus visiter un site qui ne vous respecte pas

Cette histoire de cookie wall où les utilisateurs devraient payer pour qu'on ne les traque pas avec des cookies (publicitaires) est un foutage de gueule supplémentaire de la part des éditeurs.

Un site qui vend vos données de profil pour se faire de l'argent, vous affiche des publicités dans tous les coins et vous demande maintenant de payer pour ne pas être traqué (pas question ici de supprimer la pub') mérite-t-il votre passage ? En mettant ce système en place, ils ont fait leur choix, à vous de faire le votre.

Je ne pense pas que ces sites s'attendent à voir beaucoup de monde payer. Cette mesure est là pour que tout se passe comme avant. Et s'ils font quatre sous de plus au passage, pourquoi se priver ?

Une forme humaine jetant un papier dans une poubelle.
Photo de Gary Chan

Comme dans beaucoup d'autres secteurs de notre société, l'unique chose que les entreprises comprennent, c'est le pouvoir de leurs usagers. Si leur audience s'effondre, ils changeront (peut-être) leur fusil d'épaule et arrêteront (peut-être) de prendre leurs visiteurs pour des vaches à lait.

Savoir si un site joue avec nos données est parfois compliqué. « Grâce » au cookie wall, le message est clair. Choisissez en connaissance de cause, en attendant que les lois évoluent. Même après ça, nous pouvons leur faire confiance pour trouver autre chose pour nous avoir. C'est l'éternel jeu du chat et de la souris en place depuis plusieurs dizaines d'années.

Vous n'êtes pas obligé de subir leur modèle économique nauséabond. Lisez des sites qui vous respectent et quand vous le pouvez, soutenez-les !

Avec TweetsReader, lisez les tweets qui vous intéressent quand vous voulez

En 2021, je communique

Sur mon temps libre, j'aime développer des outils qui facilitent mon quotidien. Je les partage en général sur Gitlab ou/et Github. Si seulement j'avais un blog perso pour en parler… Merci de ne pas évoquer l'adage du cordonnier ! 🙂

Dans quel but ?

Ceux qui me connaissent ou me lisent savent que je suis plus un grand fan de l'oiseau bleu. Je me suis aménagé mon petit bout de fédiverse où je choisis ce que je vois, loin de l'économie de l'attention. Mais le monde des bisounours n'existant pas et ces plate-formes restant attractives, certaines personnes que je souhaite continuer à suivre ne publient que sur Twitter.

Lire le fil sur leur site ne va pas forcément m'afficher tous les tweets, surtout si je n'y suis pas retourné depuis un moment. L'algorithme de Twitter décidera de ce je vois. Les listes sont mieux loties mais je ne vais pas vraiment savoir où je m'étais arrêté. Avec TweetsReader, je suis sûr de ne rien louper et si les posts les plus anciens ne m'intéresse pas, je peux les supprimer rapidement et ne garder que les plus récents. Je vois en un coup d'œil ce que j'ai loupé.

Comment ça marche ?

C'est une application PHP qui suit le principe KISS (Keep it simple, stupid). Pour l'installation, je vous conseille d'aller voir le README. Vous pouvez lire votre fil de tweets dans l'ordre chronologique. Si vous êtes un adepte des listes, le fichier de configuration peut accueillir l'identifiant de la liste souhaitée.

L'API de Twitter étant limitée et ne souhaitant pas perdre de tweets non-lus, j'utilise une tâche cron qui va chercher les tweets et les stocke sous forme de fichiers sur le disque. Pas besoin de base de données. Les avatars sont également stockés localement. La vie privée et la légèreté sont volontairement au cœur de cette application.

En terme d'actions, vous pouvez :

  • filtrer les tweets par utilisateur (JS requis)
  • marquer tous les tweets comme lus
  • marquer les tweets jusqu'à un tweet précis comme lus (utile si vous en avez plusieurs centaines à lire)
  • voir les images et vidéos directement depuis le lecteur en cliquant sur le lien en fin de tweet démarrant par MEDIA:: (rustique mais fonctionnel)

C'est pas très beau

Capture d'écran de TweetsReader.

Je ne suis pas designer et ça se voit. J'arrangerai peut-être ça un jour, ou jamais. Après plusieurs mois d'utilisation, je n'en éprouve pas vraiment le besoin mais si quelqu'un se motive pour me faire une proposition, je reste ouvert.

Et après ?

Je n'ai rien de bien précis en tête, cette version représentant pour moi le produit minimum viable. Si l'envie me prend, j'aimerais ajouter une information concernant l'arrivée de nouveaux messages privés ou de mentions. Je ne reçois pas toujours les mails de notification prévus à cet effet ce qui m'oblige à retourner de temps en temps sur leur site. Il est également probable que je gère un thème sombre, toujours pratique pour confortablement dans un espace à l’atmosphère tamisée.

Si vous rencontrez des soucis à l'utilisation, vous pouvez rédiger un rapport de bug et si vous souhaitez contribuer au projet, les merge requests sont ouvertes.

Nous ne sommes qu’en 2021 et les Daft Punk se séparent

Après 28 ans de carrière, 4 albums studios, 2 albums live et quelques autres projets, le duo casqué, formé de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, représentants de la French touch à l'international, a annoncé sa séparation dans une vidéo de presque 8 minutes.

Leur communication reposant depuis leurs débuts sur une aura de mystère, nous étions habitués à les voir disparaître de longues années entre la sortie de leurs albums suivis d'une tournée autour du globe. Je m'attendais à les voir dépoussiérer leurs casques du grenier comme par magie mais pas vraiment pour ce genre d'annonce.

Fanboy assumé

Daft Punk fait partie de ces groupes que je suis fidèlement depuis mon adolescence. Leurs productions étaient rares mais toujours de qualité. Dans chacun de leurs albums, certains titres m'ont marqué au fer rouge et resteront des marqueurs de mon ADN musical.

Leur dernier album, Random Access Memories, date déjà de presque 8 ans. Je l'apprécie beaucoup même s'il n'est pas dans la continuité des précédents. Ils ont privilégié les collaborations avec d'illustres artistes (coucou Giorgio Moroder, Nile Rogers et les autres) à leurs compositions électroniques habituelle pour produire un album plus éclectique. Leur touche est toujours présente mais l'hommage à leurs origines musicales est palpable. Ils ont eu l'occasion de se faire plaisir, et ils l'ont fait.

Si pour beaucoup (et je les comprends), Get Lucky reste le titre emblématique de l'album, j'aurais tendance à les retrouver sur des pistes comme la dernière, Contact, qui défile tout en crescendo sur 6 minutes 23, ou encore Motherboard.

One more time!

Les deux artistes étant encore jeunes, je croise les doigts très fort pour une reformation dans quelques temps. Laissez-moi rêver. Il y a fort à parier qu'ils ne resteront pas inactifs.

L'occasion est trop belle de ressortir leur discographie pour s'en mettre plein les oreilles avec du Homework, Discovery ou les Alive qui n'ont pas pris une ride.

Migration des données depuis PostgreSQL 10 vers 12 à l’aide de pg_upgradecluster

J'ai pris le temps ce week-end de passer mes serveurs Postgres de la version 10 à 12. Voici donc mon pense-bête d'une procédure effectuée sur Ubuntu. Notez que si vous êtes en 20.04 LTS ou supérieure, l'installation du paquet postgresql-12 a déjà dû passer.

La sauvegarde avant tout

Je ne peux que vous recommander de faire une sauvegarde de l'ensemble de vos bases avant toute interventions afin de pouvoir revenir en arrière si les choses tournent mal.

sudo -u postgres psql pg_dumpall > postgres-backup-20210131.sql # Sauvegarde des bases

La mise à jour

sudo systemctl stop postgresql # Arrêt du service postgresql
sudo apt-get install -y postgresql-12 # Installation du paquet postgresql-12 sans demande de confirmation, optionnel si vous êtes déjà en 20.04 ou supérieure
sudo pg_dropcluster 12 main --stop # Suppression du cluster par défaut de la version 12 créé lors de l'installation
sudo pg_upgradecluster 10 main # Mise à jour du cluster depuis la version 10 vers la dernière version (ici, la 12)
sudo pg_dropcluster 10 main --stop # Suppression du cluster de la version 10
sudo systemctl restart postgresql # Relance du service postgresql
psql --version # Vérification de la version de postgresql en cours (doit vous retourner une information contenant 12.x)

Rien de bien sorcier mais vu que c'est une opération que je fais rarement, c'est toujours bon de garder ça bien au chaud dans un coin pour la prochaine fois et si d'autres trouvent ça utile, c'est encore mieux.