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Créer un fichier vide dans Nautilus à l’aide d’un raccourci clavier

Après vous avoir expliqué comment ajouter des informations en dessous des icônes de Nautilus en vue grille et afficher la taille des images et les EXIFs dans Nautilus avec Nautilus columns, voici un nouveau tip sur Nautilus qui va vous permettre de créer un nouveau fichier vide à l'aide d'un raccourci clavier. Par défaut, il est possible de créer un nouveau dossier vide à l'aide du raccourci <CTRL>+<SHIFT>+N. Ayant souvent besoin de d'ajouter des fichiers et ne souhaitant pas perdre de temps à rentrer dans les sous-menus, j'ai cherché comment ajouter cette action à la liste des raccourcis disponibles. Plusieurs solutions sont disponibles ici et et elles fonctionnaient très bien lorsque j'ai débuté la rédaction de ce billet il y a 3 ans mais ce n'est plus le cas. La dernière en date et celle qui semble la plus pérenne consiste à ajouter le raccourci directement dans le fichier accels des configurations de Nautilus.

nautilus-logo

Pour ce faire :

  1. Quittez toutes les instances de Nautilus en cours à l'aide de la commande :
    1. nautilus -q
  2. Ajoutez votre raccourci avec la commande suivante en remplaçant <Primary><Shift>f par la combinaison de touches que vous souhaitez utiliser :
    1. echo '(gtk_accel_path "<Actions>/DirViewActions/New Empty Document" "<Primary><Shift>f")' >> ~/.config/nautilus/accels
  3. Relancez Nautilus et testez le raccourci
  4. C'est déjà fini !

À noter que <Primary> symbolise par défaut la touche <CTRL>.

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L’auto-hébergement oui, mais sans oublier le backup

L'auto-hébergement, c'est bien

La dégooglisation par Framasoft bat son plein et les services de cloud personnel n'ont jamais été aussi simples à installer. En grand amateur du libre, je ne peux que m'en réjouir. Je m'étonne cependant du manque d'informations concernant une partie importante, que dis-je, cruciale pour toute opération sur des données numériques critiques : la sauvegarde.
Les manuels pour la mise en place et l'utilisation de ces services sont bien fournis. Les guides pour vous aider à basculer d'un service propriétaire centralisé vers ces logiciels libres à installer où bon vous semblent pullulent sur la toile. Mais quid des principes de base de l'auto-hébergement ?

Gérer son infrastructure, c'est mieux

Ces services que vous aviez pris l'habitude d'utiliser tels que Dropbox ou Google Drive ne se contentent pas de synchroniser des données. Leur infrastructure assure :
- une haute disponibilité (la plupart d'entre nous peut plus ou moins s'en accommoder),
- les mises à jour de sécurité côté serveur (étape assez simple sur les 2 solutions citées en début d'article),
- la redondance des données par une vraie politique de sauvegarde automatique.

C'est à cette dernière étape qui m'inquiète particulièrement tant j'ai l'impression qu'elle est sous-estimée et peu présente dans l'esprit des personnes qui se lancent dans l'aventure.
Que se passera-t-il lorsque plusieurs mois ou années de documents versionnés, de calendriers, de carnets d'adresse, se retrouveront coincées à jamais au cœur d'un disque dur ayant décidé de rendre l'âme ? Là où l'utilisateur a tendance à oublier la qualité d'une infrastructure professionnelle sachant se rendre invisible, une personne non-avertie pourrait avoir une bien mauvaise surprise et finir par blâmer l'éditeur de la solution qu'il utilise pour la perte de ses données même si ce dernier n'y est pour rien.

Photo de backup par Tim Reckmann sous licence Creative Commons

photo de Tim Reckmann sous licence Creative Commons

Éduquer à chaque étape

Le sensibilisation à cette problématique de sauvegarde auprès des administrateurs en herbe me semble cruciale. Je conçois que c'est une partie compliquée, moins vendeuse et chronophage en terme de développement et de documentation. Quand on se veut être une solution de stockage, informer ses utilisateurs de ce que ça représente, des risques qu'ils prennent et de comment les éviter ne devrait pas être en option, perdu au fin fond d'une doc', d'un forum ou d'un blog.
Un encart devrait donner des informations d'ordre général sur le sujet au début de l'installation pour expliquer à l'utilisateur à quoi il s'engage et fournir à minima des liens vers des articles de fond sur la mise en place de sauvegarde lors de la dernière étape.

Un disque dur ne suffit pas

Ayant déjà quelques scripts de backup maison à base de rsync, je ne me suis pas encore penché sur la question d'un vrai processus de sauvegarde interne au logiciel que j'utilise. En proposer par défaut pourrait avoir une vraie valeur ajoutée. Vous trouverez ci-dessous quelques idées en vrac pouvant être mises en œuvre.

Le minimum :

  • Un rsync des fichiers de l'instance vers un autre disque que celui utilisé (utiliser une autre partition du même disque ne sert à rien)
  • Backup automatisé de la base de données de l'instance

Aller plus loin :

  • Archive + SSH / FTP
  • Envoyer à un ami, un parent une archive cryptée (entière ou incrémentale)
  • Utilisation d'un service tiers pour gérer les sauvegardes (pas vraiment compatible avec l'idée d'auto-hébergement mais mieux vaut ça que pas de sauvegardes du tout)
  • Service annexe (API) avec un serveur distant pouvant monitorer l'état et la version du backup ainsi que sa restauration en cas de besoin

Pour finir

Le but de cet article n'est en aucun cas de taper sur les solutions libres permettant aux utilisateurs de s'affranchir des géants du net et surtout de contrôler où et comment sont stockées leurs données. Je souhaitais appuyer sur un point important et qui me semble être sous-exposé pour le moment. Que vous vous auto-hébergiez ou pas, prévoyez quoi qu'il arrive la sauvegarde de vos données importantes. N'attendez pas qu'il soit trop tard !

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Afficher la taille des images et les EXIFs dans Nautilus avec Nautilus columns

Je reviens vous parler du gestionnaire de fichiers Nautilus. Aujourd'hui, nous allons voir comment lui ajouter des types d'informations. Par défaut, Nautilus affiche en vue liste un certain nombre de données concernant les fichiers du dossier en cours. Nautilus columns est une extension qui permet d'avoir accès à d'autres détails comme :

  • la taille des images
  • les données EXIFs des photos : date du cliché, taille de l'image, logiciel utilisé pour la retoucher et l'utilisation du flash
  • sur les fichiers audio mp3, WAV, FLAC : artiste, piste, album, titre, bitrate, date, genre, durée et taux d’échantillonnage

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Installation

Les commandes ci-dessous sont à effectuer dans un terminal.

  1. sudo add-apt-repository ppa:nilarimogard/webupd8
  2. sudo apt-get update
  3. sudo apt-get install nautilus-columns
  4. nautilus -q

Utilisation

  1. Ouvrez Nautilus
  2. Dans ses préférences, rendez-vous dans l'onglet Colonnes des listes
  3. Sélectionnez celles que vous souhaitez voir s'afficher
  4. Validez en fermant cette fenêtre

OU

  1. Ouvrez Nautilus
  2. Passez en mode "afficher en vue liste"
  3. Faites un clic droit sur un des titres des colonnes
  4. Cliquez sur l'intitulé de l'information souhaitée

Source : Add PDF, Audio And EXIF Metadata To Nautilus (3.4 To 3.10) List View [Nautilus Columns] - webupd8.org

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Ajouter des informations en dessous des icônes de Nautilus en vue grille

J'utilise le gestionnaire de fichiers Nautilus depuis des années et je viens d'apprendre qu'il est possible de configurer les champs affichés sous les icônes en vue grille. Initialement, seul le nom du fichier est affiché. Si vous ajustez le niveau de zoom à l'aide de <CTRL> + <+> ou <CTRL> + <molette-haut>, le nombre d'informations augmente. Le troisième niveau de zoom doit être atteint pour voir la date de la dernière modification des fichiers s'afficher. À part les mal-voyants, j'ai du mal à imaginer qui va tomber sur cette fonctionnalité pourtant utile.

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Dans l'onglet Affichage des préférences de Nautilus, trois champs de sélection permettent de définir les informations qui seront affichées respectivement au premier, second et troisième niveau de zoom. Si vous souhaitez en ajouter une au niveau de zoom standard, il faudra donc modifier le premier champ. De nombreuses options sont disponibles, que ce soit la taille, le type, le propriétaire, le groupe, les permissions, le dernier accès... À vous de jouer !

 

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Chute du nombre d’utilisateurs de Firefox

Firefox est en perte de vitesse, ce n'est un secret pour aucun Mozillien qui se respecte. La question que je me suis posée est : pourquoi ?

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Empreinte mémoire trop importante ?

Sa gestion de la mémoire et sa lenteur au démarrage ont souvent été pointées du doigts mais un gros effort a été fait par les développeurs et même si le panda roux est toujours gourmand, il est redevenu plus véloce. N'oubliez pas que son concurrent direct, Chrome, a un héritage de code bien moins fourni dû à sa « jeunesse » face au dinosaure qu'est Firefox. Cette dernière remarque tend d'ailleurs à devenir de moins en moins vraie.

Manque-t-il de fonctionnalités ?

Passé cet aspect, je me suis demandé si le manque de fonctionnalités précoces n'y était pas pour quelque chose. Si vous êtes développeur web, vous avez déjà du tomber sur une page de démo ou pas contenant des effets non pris en charge par Firefox (du « sucre graphique » la plupart du temps). Cependant, les utilisateurs lambda ne s'attachent pas à ce genre de choses et j'irais même plus loin en disant qu'ils ne les voient même pas.
Pour ce qui est du soft en lui même, il n'a rien de moins que les autres. Alors comment se fait-il que de plus en plus de monde le déserte et que le navigateur de Chrome grignote de plus en plus de parts de marché ?

Opt-out aggressif

Un début de piste pourrait venir de l'opt-out actif à l'installation de certains logiciels qui oblige l'utilisateur à être attentif. Bien connu des utilisateurs de Windows (et de Mac aussi il me semble), les logiciels tiers téléchargés sur le web utilisent souvent ce procédé. L'utilisateur toujours pressé ne prend pas le temps de lire toutes les indications et se retrouve à la fin de l'installation avec un nouveau navigateur devenu le logiciel par défaut sans l'avoir vraiment choisi... Les interfaces n'étant plus vraiment différentes (mauvais tournant de Mozilla pour le coup), il est facile pour un non-initié de ne même pas faire la différence ! Ou alors s'il la fait, il mettra ça sur le compte d'une mise à jour.

Opération séduction auprès des développeurs

Le fait que les développeurs web aient tendance à préférer Chrome pour ses outils intégrés, ses extensions et ses fonctionnalités intégrées de façon rapide représente selon moi un flux important de migration. Nous ne représentons certainement pas la majorité des utilisateurs (loin de là) mais qui va conseiller le grand public et choisir à la place du néophyte si ce n'est les gens qui travaillent dessus considérés comme référents concernant tout ce qui touche au web. Effet boule de neige en approche !

Que faire ?

  • Promouvoir Firefox autour de soi
  • Expliquer aux gens l'importance d'utiliser un navigateur libre soutenu par une fondation qui ne cherche pas le profit à tout prix et n'espionne pas toutes les requêtes effectuées sur son logiciel
  • Prendre un peu de temps avec eux pour vérifier leur configuration
  • Leur dire de se méfier des petites cases à décocher pour être sûr de ne pas installer n'importe quoi (c'est juste une question d'habitude) (ou leur installer Linux, ok je sors)
  • Mozilla a également pris le taureau par les cornes et reste à l'écoute de ses utilisateurs et diversifie les plate-formes où Firefox est disponible (Firefox pour Android, Firefox OS ou plus récemment Firefox Developer Edition)

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