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Baser son activité sur un service tiers est dangereux

tl;dr : Si demain, le service que vous utilisez pour votre business fermait ses portes sans crier gare, que feriez-vous ?

Plus le temps passe et plus mes doutes  sur le risque de faire reposer son activité sur une plate-forme non-maîtrisée s'avèrent justifiés. Il y a quelques années, nombreux étaient les services dont la plus-value reposait essentiellement sur l'API de sites tels que Twitter qui se sont retrouvés le bec dans l'eau. Aujourd'hui, c'est au tour de certains YouTubeurs de s'insurger contre la politique de Google concernant les mises en avant de certaines vidéos. Leur représentant semble tout trouvé en la personne du millionaire PewDiePie qui à sorti un bluff auquel personne n'a cru. Pour information, ce dernier possède la chaîne la plus suivie de YouTube : 50 millions d'abonnés (à l'heure où je rédige ces lignes), rien que ça.

Goldfish bowl with goldfish by garhol

Mais revenons-en à nos moutons. Je prends l'exemple assez parlant de YouTube car la mise en place d'une chaîne y est instantanée. Créez un compte, mettez en ligne une vidéo ou lancez un direct et l'aventure commence. La notoriété du service, beaucoup de talent et une certaine régularité peuvent être un excellent tremplin pour se faire connaître. Après plusieurs années de labeur à faire fructifier sa chaîne, à construire une communauté, Google décide du jour au lendemain que ce que vous produisez ne correspond plus à leur charte d'utilisation. Vous pensiez avoir construit votre nid douillet ? Vous n'étiez en fait qu'un simple résident d'un hôtel de luxe hébergé gracieusement par la direction. Cette dernière a décidé de revoir ses exigences et vous claque la porte au nez sans autre forme de procès. Votre page constituait l'unique moyen pour interagir avec vos fans ? Dommage !

L’algorithme de recommandations est un exemple concret du problème que je viens d'énoncer. Hier chacune de vos vidéos était mise en avant. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas et aucun moyen de savoir exactement pourquoi.

Je ne suis pas en train de dédouaner Google pour sa gestion de YouTube. Je souligne simplement l'importance donnée aux endroits où les contenus générant des revenus, ou importants à nos yeux, sont placés est énorme. Medium en est l'exemple le plus récent. Pour ma part, l'indépendance est un facteur capital. La création d'une base d'utilisateurs fidèles relève d'une alchimie complexe. Devoir la faire bouger de ses habitudes est un exercice périlleux qui peut coûter cher.

Quelles implications ?

D'utiliser un service tiers

Points positifs

  • Aller plus vite au démarrage d'un service
  • Profiter de la notoriété du service utilisé
  • Réduire les coûts d'infrastructure, maintenance…
  • Réduire le nombre de compétences techniques requises

Points négatifs

  • Tributaire du moindre changement (passage du gratuit au payant, mise en avant, conditions d'utilisation…)
  • Difficile à faire évoluer dans son sens
  • Aucune maîtrise des données engrangées par le fournisseur (profilage de vos utilisateurs, régies pubs et cookies à gogo)

D'utiliser un service que nous gérons

Pour cette partie, partez de l'inverse des points cités plus haut et complétez avec ce qui suit.

Points positifs

  • Vous êtes chez vous !
  • Vous choisissez complètement l'expérience de vos utilisateurs !
  • Déplacements de serveurs, de noms de domaines… comme vous le souhaitez
  • Possibilité d'ajouter des fonctionnalités manquantes ou supprimer celles qui ne servent pas

Points négatifs

  • Forte contrainte de gestion au quotidien
  • Coûts pouvant être importants (hébergement, nom de domaine, bande passante…)

Conclusion

A minima, multiplier les sources qui servent vos contenus me parait être une position pertinente.  Avoir un chez-soi comme hub central devrait être un des premiers objectifs sur votre liste des choses à faire. Quelle que soit la tactique que vous adoptez, vous ne pourrez plus dire que vous n'étiez pas au courant.

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Slack, Mattermost, Discord ? Et si nous améliorions plutôt les clients IRC ?

Cela fait plus de quinze ans (point vieux con) que je crapahute sur IRC et voilà quelques temps maintenant qu'on essaie de me hyper sur des outils identiques mais centralisés et fermés sous couvert d'une meilleure UI et d'un tas de fonctionnalités dont je n'ai pas vraiment besoin.

you-shall-not-slack

Quels sont les principaux avantages d'IRC

Quels sont les principales faiblesses d'IRC

  • non-conservation des discussions sur les serveurs les plus utilisés entraînant une complexité pour s'en servir d'archives
  • non-persistance du compte de l'utilisateur lorsqu'il se déconnecte ne pouvant du coup plus être joint par ce biais
  • commandes pas évidentes à prendre en main pour les novices
  • aspect peu intuitif lorsqu'on utilise des clients à l'ancienne

Propositions d'améliorations

Les plus gros problèmes résolus par les applications telles que Slack sont le côté « user friendly » quoi que le concept de liste de salons reste compliqué à aborder pour des novices, l'archivage et la recherche dans les échanges passés. Pour ne manquer aucun échange, il est possible de laisser son client ouvert mais soyons honnêtes, ce n'est pas une solution recommandable. Pour les plus geeks/connectés, il est possible d'utiliser un bouncer comme ZNC qui vient se placer entre le serveur et le client et permet d'afficher les messages lors de la reconnexion de son utilisateur. Vous l'aurez compris, ce n'est pas à la portée de tous.
Des services externes tels que BotBotMe qui agrège les discussions et les rend consultables via un site annexe peut faire office de contournement mais pas de vraie solution.

Ok pour de nouveaux services, mais ouverts et décentralisés s'il vous plaît

Pour ma part, le problème est pris à l'envers. Les développeurs réinventent la roue (IRC et Jabber/XMPP) et proposent ensuite des ponts entre ces « anciens » outils et les leurs là où je trouverais plus pertinent de développer de nouvelles idées sur ces vieilles briques pour les enrichir.
Des clients tels que KiwiIRC vont dans le bon sens en donnant un coup de jeune à l'IRC qui souffre d'une image austère bien méritée par son manque d'innovation et permettent de répondre à des besoins modernes, tels que l'affichage in-app de contenus multimédias ou l'accès simplifié aux commandes.

Pourquoi ne pas appeler XMPP à la rescousse ?

En tant qu'habitué satisfait d'IRC, je ne souhaite pas le remplacer. Cela ne m'empêche pas d'utiliser XMPP (anciennement Jabber) mais je le trouve moins adapté pour des salons de discussions. La création de compte, la demande préalable d'accès à un contact et l'adresse de connexion à un salon sont autant d'obstacles à son adoption là où un webchat IRC permet à un utilisateur de se joindre à une discussion en quelques secondes.
Je suis conscients que des efforts sont en cours (merci Movim et Jappix), mais si tous ces développeurs qui passent du temps et de l'argent sur des nouveautés investissaient sur les technos précédemment citées, nous aurions déjà des applications qui déchirent et satisfont tout le monde tout en étant pérennes.

En conclusion

En partisan de l'open source, je ne veux pas utiliser une solution de communication non libre. Du point de vue de la sécurité, qui me certifie que mes conversations sont bien confidentielles si je souhaite qu'elles le soient ? Du point de vue de la pérennité, qu'adviendra-t-il de ces données lorsque le service utilisé décidera de fermer ses portes ?

Si vous souhaitez (re)tester le monde merveilleux d'IRC, je vous attends sur le chan #welcome du serveur Freenode. N'hésitez pas à me faire signe, pseudo Simounet what else. Quelles sont les features qui vous semblent incontournables sur les outils que je rechigne à utiliser et qui n'existent pas sur IRC (ou ses clients) ? Qu'est-ce qui vous retient d'utiliser IRC ?

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L’auto-hébergement oui, mais sans oublier le backup

L'auto-hébergement, c'est bien

La dégooglisation par Framasoft bat son plein et les services de cloud personnel n'ont jamais été aussi simples à installer. En grand amateur du libre, je ne peux que m'en réjouir. Je m'étonne cependant du manque d'informations concernant une partie importante, que dis-je, cruciale pour toute opération sur des données numériques critiques : la sauvegarde.
Les manuels pour la mise en place et l'utilisation de ces services sont bien fournis. Les guides pour vous aider à basculer d'un service propriétaire centralisé vers ces logiciels libres à installer où bon vous semblent pullulent sur la toile. Mais quid des principes de base de l'auto-hébergement ?

Gérer son infrastructure, c'est mieux

Ces services que vous aviez pris l'habitude d'utiliser tels que Dropbox ou Google Drive ne se contentent pas de synchroniser des données. Leur infrastructure assure :
- une haute disponibilité (la plupart d'entre nous peut plus ou moins s'en accommoder),
- les mises à jour de sécurité côté serveur (étape assez simple sur les 2 solutions citées en début d'article),
- la redondance des données par une vraie politique de sauvegarde automatique.

C'est à cette dernière étape qui m'inquiète particulièrement tant j'ai l'impression qu'elle est sous-estimée et peu présente dans l'esprit des personnes qui se lancent dans l'aventure.
Que se passera-t-il lorsque plusieurs mois ou années de documents versionnés, de calendriers, de carnets d'adresse, se retrouveront coincées à jamais au cœur d'un disque dur ayant décidé de rendre l'âme ? Là où l'utilisateur a tendance à oublier la qualité d'une infrastructure professionnelle sachant se rendre invisible, une personne non-avertie pourrait avoir une bien mauvaise surprise et finir par blâmer l'éditeur de la solution qu'il utilise pour la perte de ses données même si ce dernier n'y est pour rien.

Photo de backup par Tim Reckmann sous licence Creative Commons

photo de Tim Reckmann sous licence Creative Commons

Éduquer à chaque étape

Le sensibilisation à cette problématique de sauvegarde auprès des administrateurs en herbe me semble cruciale. Je conçois que c'est une partie compliquée, moins vendeuse et chronophage en terme de développement et de documentation. Quand on se veut être une solution de stockage, informer ses utilisateurs de ce que ça représente, des risques qu'ils prennent et de comment les éviter ne devrait pas être en option, perdu au fin fond d'une doc', d'un forum ou d'un blog.
Un encart devrait donner des informations d'ordre général sur le sujet au début de l'installation pour expliquer à l'utilisateur à quoi il s'engage et fournir à minima des liens vers des articles de fond sur la mise en place de sauvegarde lors de la dernière étape.

Un disque dur ne suffit pas

Ayant déjà quelques scripts de backup maison à base de rsync, je ne me suis pas encore penché sur la question d'un vrai processus de sauvegarde interne au logiciel que j'utilise. En proposer par défaut pourrait avoir une vraie valeur ajoutée. Vous trouverez ci-dessous quelques idées en vrac pouvant être mises en œuvre.

Le minimum :

  • Un rsync des fichiers de l'instance vers un autre disque que celui utilisé (utiliser une autre partition du même disque ne sert à rien)
  • Backup automatisé de la base de données de l'instance

Aller plus loin :

  • Archive + SSH / FTP
  • Envoyer à un ami, un parent une archive cryptée (entière ou incrémentale)
  • Utilisation d'un service tiers pour gérer les sauvegardes (pas vraiment compatible avec l'idée d'auto-hébergement mais mieux vaut ça que pas de sauvegardes du tout)
  • Service annexe (API) avec un serveur distant pouvant monitorer l'état et la version du backup ainsi que sa restauration en cas de besoin

Pour finir

Le but de cet article n'est en aucun cas de taper sur les solutions libres permettant aux utilisateurs de s'affranchir des géants du net et surtout de contrôler où et comment sont stockées leurs données. Je souhaitais appuyer sur un point important et qui me semble être sous-exposé pour le moment. Que vous vous auto-hébergiez ou pas, prévoyez quoi qu'il arrive la sauvegarde de vos données importantes. N'attendez pas qu'il soit trop tard !

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Chute du nombre d’utilisateurs de Firefox

Firefox est en perte de vitesse, ce n'est un secret pour aucun Mozillien qui se respecte. La question que je me suis posée est : pourquoi ?

mozilla-firefox-logo

Empreinte mémoire trop importante ?

Sa gestion de la mémoire et sa lenteur au démarrage ont souvent été pointées du doigts mais un gros effort a été fait par les développeurs et même si le panda roux est toujours gourmand, il est redevenu plus véloce. N'oubliez pas que son concurrent direct, Chrome, a un héritage de code bien moins fourni dû à sa « jeunesse » face au dinosaure qu'est Firefox. Cette dernière remarque tend d'ailleurs à devenir de moins en moins vraie.

Manque-t-il de fonctionnalités ?

Passé cet aspect, je me suis demandé si le manque de fonctionnalités précoces n'y était pas pour quelque chose. Si vous êtes développeur web, vous avez déjà du tomber sur une page de démo ou pas contenant des effets non pris en charge par Firefox (du « sucre graphique » la plupart du temps). Cependant, les utilisateurs lambda ne s'attachent pas à ce genre de choses et j'irais même plus loin en disant qu'ils ne les voient même pas.
Pour ce qui est du soft en lui même, il n'a rien de moins que les autres. Alors comment se fait-il que de plus en plus de monde le déserte et que le navigateur de Chrome grignote de plus en plus de parts de marché ?

Opt-out aggressif

Un début de piste pourrait venir de l'opt-out actif à l'installation de certains logiciels qui oblige l'utilisateur à être attentif. Bien connu des utilisateurs de Windows (et de Mac aussi il me semble), les logiciels tiers téléchargés sur le web utilisent souvent ce procédé. L'utilisateur toujours pressé ne prend pas le temps de lire toutes les indications et se retrouve à la fin de l'installation avec un nouveau navigateur devenu le logiciel par défaut sans l'avoir vraiment choisi... Les interfaces n'étant plus vraiment différentes (mauvais tournant de Mozilla pour le coup), il est facile pour un non-initié de ne même pas faire la différence ! Ou alors s'il la fait, il mettra ça sur le compte d'une mise à jour.

Opération séduction auprès des développeurs

Le fait que les développeurs web aient tendance à préférer Chrome pour ses outils intégrés, ses extensions et ses fonctionnalités intégrées de façon rapide représente selon moi un flux important de migration. Nous ne représentons certainement pas la majorité des utilisateurs (loin de là) mais qui va conseiller le grand public et choisir à la place du néophyte si ce n'est les gens qui travaillent dessus considérés comme référents concernant tout ce qui touche au web. Effet boule de neige en approche !

Que faire ?

  • Promouvoir Firefox autour de soi
  • Expliquer aux gens l'importance d'utiliser un navigateur libre soutenu par une fondation qui ne cherche pas le profit à tout prix et n'espionne pas toutes les requêtes effectuées sur son logiciel
  • Prendre un peu de temps avec eux pour vérifier leur configuration
  • Leur dire de se méfier des petites cases à décocher pour être sûr de ne pas installer n'importe quoi (c'est juste une question d'habitude) (ou leur installer Linux, ok je sors)
  • Mozilla a également pris le taureau par les cornes et reste à l'écoute de ses utilisateurs et diversifie les plate-formes où Firefox est disponible (Firefox pour Android, Firefox OS ou plus récemment Firefox Developer Edition)

Spread Mozilla's love

 

 

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Ubuntu 11.04 Natty Narwhal, erreur isolée ou changement de direction ?

Quasiment deux mois après la sortie de la version 11.04 d'Ubuntu baptisée Natty Narwhal, que ressort-il de l'évolution de cette distribution destinée au grand public ? Jusqu'à présent, j'avais toujours été satisfait des choix faits par Canonical, mais cette fois, je dois avouer avoir été déçu, et pas qu'un peu. Les propos qui vont suivre ne reflètent que mon avis et je peux très bien comprendre que vous ne soyez pas d'accord avec chacun des points qui vont être abordés. C'est parce que j'apprécie Ubuntu que je me permets de donner mon avis pour que les choses évoluent dans le bon sens (que ce soit dans le mien ou pas).

L'arrivée de Unity, trop tôt et maladroitement imposée ?

Commençons par le changement le plus flagrant : le remplacement par défaut de l'interface de bureau Gnome Shell par Unity. Outre le fait qu'à mes yeux, ce type d'interfaces trouve tout son sens sur les notebooks ou les tablettes mais n'apporte pas grand chose niveau ergonomie aux ordinateurs de bureau (ce n'est pas le débat), j'ai trouvé incroyable de l'imposer aux utilisateurs n'effectuant qu'une mise à jour sans même les prévenir que tout leur environnement de travail allait changer ! Les geeks me diront (à raison) que ça faisait un bail que c'était prévu, et en étant un moi-même je le savais bien, mais ici il ne s'agit pas d'une quelconque distro 4 da g33ks only. Le changement d'un environnement de bureau est un événement majeur dans l'expérience d'un utilisateur à ne surtout pas prendre à la légère même pour un geek, alors que dire quand il est question de LA distribution qui se veut la plus user friendly, l’étendard des "jeunes" (et moins jeunes) libristes en puissance ? Si les habitués ont vite su comment revenir sur le mode classique, j'ai pu constater qu'il était loin d'en être de même pour les novices. Alors oui, Google est ton ami, on connaît le refrain ! Mais est-il normal d'avoir besoin de chercher quoi que ce soit pour revenir sur une configuration précédente alors que la seule action exécutée par l'utilisateur aura été de mettre à jour son système, comme recommandé par... le système lui-même !

Les bugs en pagaille de Unity (non focus des applications devant se lancer après un clic sur un lien ou autre, nombreux problèmes au support des dualscreens là où il n'y en avait pas avant, la white list de l'applet indicator...)  après plusieurs bêtas prouvent bien que le projet était trop jeune pour être poussé en production. Je ne vais pas faire de commentaire quant à un possible coup de Mark Shuttleworth souhaitant mettre en place Unity au plus vite pour éviter que les gens ne s'habituent à Gnome 3... Amusant comme je sens une odeur familière au monde propriétaire traverser la banquise.

Utilité de l'installation automatique des nouvelles applications par défaut lors des upgrades

Ce n'est pas propre à la 11.04 mais tant qu'à parler des petites choses pouvant déranger lors des upgrade, autant tout déballer, non ? Je n'ai jamais su trop quoi penser de l'installation automatique des nouvelles applications par défaut ? Quel est l'intérêt pour un utilisateur habitué à un soft de lui en ajouter un du même usage ? S'il n'était pas satisfait de celui proposé par défaut, il en aura sûrement téléchargé un autre via la logithèque ou grâce à des recommandations d'un ami/un ennemi/Google/Obi Wan Kenobi. N'est ce pas un des charmes du libre que de pouvoir essayer différentes solutions pour trouver celle qui nous convient ? Et installer des programmes qui ont de grandes chances de ne jamais servir (puisqu'ils n'ont pas été présentés et que la personne devait déjà utiliser ceux installés précédemment), à part installer un sentiment de confusion et alourdir la liste des applications, l'espace disque et le nombre de mises à jour à faire, désolé mais je ne vois pas. [NotePourLesTrolls] Pour l'utilisateur lambda, la fenêtre de description des mises à jour N'EST PAS une présentation et n'est d'ailleurs jamais consultée par les novices ! [/NotePourLesTrolls]

Propositions

Il me semble logique que les nouvelles applications sélectionnées à chaque version soient placées par défaut lors d'une installation mais pourquoi forcément les installer lors d'une mise à jour. A mon humble avis, une présentation poussée des nouveautés et des changements engendrés par cette dernière devrait être proposée. Une présentation pouvant paraître trop lourde à gérer, le minimum serait de donner les liens vers les pages du wiki les concernant.
Une option devrait proposer à l'utilisateur de rester sur les paquets déjà présents sur son ordinateur, sauf en cas d'obsolescence avérée ou de choix clairement notifié. J'entends d'ici les gens qui vont me dire, qu'il n'y qu'à rester sur une LTS (Long Term Support) comme ça, évitant ainsi les problèmes pendant 3 ans (date de renouvellement des version LTS). Je ne suis qu'en partie d'accord car nous ne ferions que retarder l'inévitable. Je ne cherche pas à esquiver les évolutions, cycle normal en informatique, ni les choix faits, mais je pense qu'ils devraient mieux être expliqués pour que tout le monde puisse savoir de quoi il retourne avant de prendre les décisions qui s'imposent. Je le dis et je le répète mais c'est d'une distribution destinée à tous dont il est question !

Conclusion

Après tout ça, vous pourriez être tenté de croire que je dénigre complètement Ubuntu, et pourtant il n'en est rien, même si je dois bien avouer que les choses ne vont pas vraiment dans un sens que j'apprécie. Donner son avis pour faire évoluer les choses n'est-il pas une des propriétés du monde des logiciels libres ? Car au fond, ce n'est pas forcément à moi que je pense en écrivant ce billet car je suis à même de changer les éléments qui ne me correspondent pas même si je trouve ça déprimant. Nombreux ont été les gens déçus ou ayant des problèmes face à cette mise à niveau, difficile après ça de dire aux utilisateurs lambdas que la vie sous Ubuntu est plus calme et tranquille que celle d'un utilisateur du côté obscur de la force. Espérons que les prochaines versions soient moins perturbantes que celle de ce mois d'avril 2011. Dur à croire, surtout quand on entend Mark Shuttleworth parler d'un possible mais sérieux remplacement de Firefox par Chrome dès la 12.10 (dans un an et demi). Si encore c'était Chromium, je ne dis pas, mais Chrome...