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Breaking Bad, une série à l’alchimie parfaite

Aujourd'hui, je viens vous parler d'une série qui s'est achevée il y a tout juste quelques jours après 5 saisons de bons et loyaux services : Breaking Bad.

Le pitch

D'un côté nous avons un prof' de chimie talentueux dans son domaine (interprété par Bryan Cranston), passé à côté d'une vie qui aurait pu se révéler bien plus faste et trépidante. Au départ, il ne cherchait qu'à laisser de quoi subvenir à sa famille ne pensant pas qu'il échapperait au cancer pour lequel il se fait diagnostiquer au début. À l'instar de Dexter, où le personnage éponyme nous est de suite dépeint comme très sombre du simple fait de son état de serial killer, Walter White est présenté comme un citoyen lambda qui se prendra au fil des saisons à rêver de devenir le roi des dealers sans jamais oser se l'avouer.
De l'autre côté, son acolyte de fortune, Jesse Pinkman (interprété par Aaron Paul), ancien élève du premier, dealer de bas étage dès que l'histoire commence et qui souhaitera plusieurs fois tout arrêter, se rendant compte que tout était allé beaucoup trop loin.

Bonne idée de Vince Gilligan (créateur, scénariste, réalisateur et producteur du show), que cette inversion des rôles entre ce jeune fou-fou accro' aux drogues en tout genre qui essaiera tant bien que mal de raisonner un père de famille cinquantenaire qui devrait avoir la tête sur les épaules. Un duo de choc qui aura fonctionné à merveille pendant ces 62 épisodes que compte la série.

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Évolution et non pas révolution

À mes yeux, une continuité dans le comportement des personnages est très importante pour l'immersion générale. Rien de plus frustrant que d'assister à une histoire où les retournements prennent le pas sur le caractère des personnages. Un revirement de situation ? Oui. Des twists loufoques à répétition qui n'ont aucun sens par rapport à tout se qui s'est passé précédemment ? Non ! Dans le cas présent, rien à redire. Walt crée sa destinée et ce qui en découle n'est que pure logique, entraînant avec lui Jesse qui n'avait pourtant rien demandé. Je ne suis pas du tout en train de dire que tout est prévisible, loin de là, c'est juste que l'ensemble reste cohérent.

Cette double vie que qu'entreprend Walt est une renaissance. Il est déterminé comme jamais à aller au bout et à être le maître respecté et incontesté de sa nouvelle profession.

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#GoodbyeBreakingBad & #ThankingBad

Avec cette ultime 5ème saison, la série aura réussi à s'arrêter avant de s'essouffler, chose suffisamment rare pour être notée. De plus, je ne vous spoilerai pas la fin, mais elle est magique et conclue la série de la meilleure des façons. Qu'il est rare de voir un show TV d'une telle qualité tant au niveau du scénario, du jeu d'acteurs, de l'image, du son...
Si vous ne vous êtes pas encore laissé tenter, il est encore temps ! Goodbye Mister White.

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Black Mirror, une série atypique sur l’impact des nouvelles technologies

Black Mirror est une série britannique ayant pour thème principal l'impact des nouvelles technologies sur l'Homme. Ces dernières nous entourent de façon croissante. Sensées nous aider, quelles en sont les conséquences ? À mon sens, le but de cette série consiste à nous faire prendre conscience de toutes ces petites choses du quotidien qui se sont vues ou se verront littéralement transformées par l'arrivée de l'électronique, l'informatique et l'adoption massive de ces technologies par le grand public. L'invention du téléphone a permis aux gens de discuter de façon synchrone sans se soucier de la position géographique des participants. Internet, et le web tout particulièrement, a frappé encore plus fort, en mettant à la portée de tous (ou presque), une source d'échanges, de savoir infini et gratuit. L’interaction sociale et la communication se sont vues transformées. Terminé le temps où un récepteur attendait le message d'un émetteur avant que les rôles s'inversent. Et ce n'est que le début ! Les Google Glass - si elles se démocratisent - pourraient marquer une étape de plus dans la mémorisation à outrance de chaque instant de notre vie. Pensez-y quand vous regarderez le troisième épisode de la première saison.

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Mais revenons-en à nos moutons, cette série ne traite pas des nouvelles technologies au sens robotique ou aide à la personne du terme, nous ne sommes pas dans Battlestar Galactica. L'Humain, ses émotions et sa subjectivité sont au cœur de l'action. Différents axes sont proposés en fonction des épisodes, tantôt proche de la réalité, tantôt plus éloigné avec une pointe de science-fiction qui pourrait bien se révéler être un futur pas si lointain. Les histoires étant toutes séparées, le liant, outre l'aspect technologique, est cet univers particulier, plutôt sombre et pessimiste. Black Mirror verse dans le choc à certains moments, mais nullement dans le gratuit.

En démarrant la rédaction de cet article, je m'étais mis en tête d'essayer de faire un pitch des épisodes, mais au final je me suis ravisé car il me semble quasiment impossible de ne pas spoiler les moments clés de chaque histoire. Je pense que la découverte représente une bonne partie du plaisir, et vous partagerez sûrement mon opinion.

La série compte à ce jour 2 saisons de 3 épisodes chacune. La 1ère a été diffusée fin 2011 et la 2ème s'est terminée il y a quelques mois. Malheureusement, aucune version n'a été produite - à ma connaissance - pour les pays francophones et il n'existe pas non plus de version officielle comportant des sous-titres en français. Des DVDs en anglais sont disponibles sur les plate-formes de vente habituelles et si vous cherchez bien des sous-titres dans la langue de Molière traînent sur le web (merci les fansubs).

Vous l'aurez compris, je vous recommande chaudement le visionnage de cette série qui est à mes yeux un bijou dans un genre particulier qui ne pouvait venir que des Anglais. Merci à Thomas pour cette jolie découverte.

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PlanningTV vous aide à ne plus manquer une seule émission TV

Je vous avais déjà parlé de solutions pour ne plus rater vos émissions télé fétiches, en voilà une autre de qualité : PlanningTV. Au même titre que Programme TV déjà présenté dans un précédent billet, PlanningTV propose des alertes par mail ou par notification Push directement sur votre iPhone. Là où ce service se démarque des autres, c'est qu'il n'est pensé que pour ça et n'est pas juste un programme TV classique auquel la fonction d'alerte aurait été ajoutée. L'organisation générale du site s'en ressent, la navigation y est claire et intuitive et la gestion des alertes centralisée est on ne peut plus simple.

Après avoir sélectionné les chaînes que vous recevez, vous pouvez naviguer dans les 3 catégories proposées (Sport, Ciné/Série, Émission) pour y sélectionner vos centres d'intérêt, ou bien rechercher des séries, des émissions, des sports ou des acteurs en tapant directement leur nom dans le champ de recherche.

Sélection des chaînes

Sélection des programmes

Dans les paramètres, vous pouvez indiquer les heures où vous êtes disponible pour regarder la TV, choisir de recevoir les alertes par mail ou via Push ainsi que le délai de réception précédant l'émission.

Paramètres du compte PlanningTV

La page Mon programme permet d'avoir une vue d'ensemble des différentes émissions sélectionnées sur la semaine en cours (personnellement, je ne m'en sers jamais).

Programme résumant les différents abonnements

S'il manque une info vitale à vos yeux (une émission fétiche, un acteur ou que sais-je encore), vous pouvez en demander l'ajout via le formulaire de contact. Pour ceux qui auraient un Android, un iPad, un Blackberry ou tout autre téléphone tournant sous Symbian et souhaiteraient bénéficier de l'option push, une application pour ces plates-formes devraient voir le jour dans le courant du mois de juin 2011, un peu de patience !

J'utilise quotidiennement PlanningTV et j'en suis ravi. Pour en être entièrement satisfait, il ne me manquerait qu'une option de flux RSS des émissions sélectionnées permettant de les anticiper, les alertes fixes n'arrivant pas toujours au bon moment (si une émission passe à 1h25, ce n'est pas vraiment pratique de recevoir la notification à 0h25).

Lien utile :

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Le Season Finale de Californication S4, une fin rêvée pour la série ?

Décidément, les season finales de Californication ne me laissent pas indifférent ! J'avais déjà parlé ici même de celui de la saison 3 l'année dernière. Mais comment pourrait-il en être autrement ? Là où la plupart des séries ne font que se répéter, Californication arrive jusqu'à présent en tous cas à innover et garder l'intérêt des téléspectateurs intact. Alors qu'au début, Hank Moody (David Duchovny) représentait à lui seul 80% de l'esprit du show, au fil des saisons, les autres (Karen, Becca, Marcy) ont réussi à imposer les caractères bien trempés de leurs personnages. J'ai sciemment omis de mentionner Runkle, qui a, à mes yeux en tous cas, une place toute particulière, et n'a pas à pâlir d'être le bras droit de Hank (sans mauvais jeu de mots s'il vous plait). C'est peut être le personnage qui est le plus monté en puissance pour devenir un incontournable à côté d'un autre qui l'était depuis le début.

Les rôles secondaires auront été efficaces une fois de plus, que ce soit la sulfureuse Sasha (Addison Timlin), Stu (Stephen Tobolowsky) le producteur lubrique, Abby (Carla Gugino) l'avocate qui a du chien ou encore ce psycho d'Eddie Nero (Rob Lowe). Un peu de sang neuf à chaque saison ne fait jamais de mal même si je dois avouer avoir préféré Lew Ashby (Callum Keith Rennie), présent la saison dernière, à Eddie Nero.

Comme je l'avais expliqué lors de mon article concernant la fin de la saison 3, je me faisais un peu de soucis en voyant notre écrivain maudit partir faire un tour derrière les barreaux, mais le scénario a été suffisamment bien ficelé pour ne pas me décevoir. Tout du long, nous avons assisté au jugement moral de Hank. L'action débute en prison, passe par le tribunal et finit dehors : Hank libre ! Au final, l'attitude du personnage est restée la même mais il a clairement mûri (sur le fond en tous cas) et je pense que c'est cette constante recherche d'évolution de la part des scénaristes (et probablement aussi des acteurs) concernant les personnages qui fait que même si la forme est toujours la même, nous ne nous en lassons pas encore. Entre nous, certains scénaristes devraient en prendre de la graine...

Que dire également sur la séquence de fin si ce n'est : la boucle est bouclée ? Entre Karen et Becca qui pensent apercevoir Hank à la station essence alors qu'elles partent en road trip, et ce dernier qui file dans sa Porsche les cheveux au vent, après avoir rendu visite à la nonne déjà rencontrée dans le premier épisode de la série... C'est le genre de clin d'oeil qui fait forcément mouche, tout du moins auprès des fans ! Rien à dire !

La saison 5 semble être assurée mais lors de mon visionnage j'ai cru que cet épisode allait bel et bien marquer la fin de la série. J'aurais très certainement regretté de ne plus suivre les aventures rocambolesques de ce cher Moody et sa bande de cramés du ciboulot, mais le ending proposé ici était l'un des meilleurs (peut être même LE meilleur) qu'il m'ait été donné de voir depuis très longtemps dans une série et j'espère sincèrement que la fin "définitive" sera de cet acabit. 4 saisons c'est déjà pas si mal, espérons que la 5 suive cette lignée !

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The Lost Room : la mini série

Encore un coup de coeur pour une mini série (6 épisodes) découverte grâce à un tweet de Ron Gilbert (le papa de Monkey Island), pourtant pas si récente que ça (2006) et dont je n'avais jamais entendu parlé: The Lost Room. Au menu, une intrigue nageant en pleine science-fiction et de nombreuses têtes connus comme Peter Krause de Six Feet Under (et plus récemment dans Dirty Sexy Money), Peter Jacobson (Taub dans House), Kevin Pollack (Willow, Usual Suspects, Casino, Mon voisin le tueur), ou encore Roger Bart (Desperate Housewives, Hostel: Part II).

Concernant l'histoire et sans trop en dévoiler, notre héros est un flic, Joe Miller, enquêtant sur une affaire de meurtre assez louche où les 2 victimes sont retrouvées brulées de l'intérieur. Retombant sur un de ses anciens contacts apparemment lié à cette affaire, ce dernier meurt et lui cède une clé qui apportera bien vite son lot de mystères. La clé n'étant d'ailleurs pas le seul objet doté de capacités extraordinaires, mais je n'en dirai pas plus...

Les vraies stars de la séries ne sont pas vraiment les personnages, se sont plutôt ces fameux objets (tout à fait banals au premier abord) qui ont le pouvoir, et c'est ce qui fait, selon moi, que The Lost Room se démarque des autres séries fantastiques. L'un des seuls reproches que je pourrais faire à ce show, c'est que tout va un peu trop vite. D'épisode en épisode, nous changeons de lieux, de personnages et d'objets à une cadence infernale, et la résolution des énigmes semble parfois surréaliste tellement le gars pige rapidement (on se croirait dans NCIS) ! En même temps, comment faire autrement quand on doit tout boucler en 6 épisodes, il ne fallait pas trainer ! [SPOIL] Il est également un peu frustrant de ne pas avoir d'explication sur ce que sont réellement ces objets, (d'où viennent-ils, qui les a créés et dans quel but), mais ça laisse au téléspectateur l'occasion de s'imaginer sa propre version de l'histoire. A la limite, je préfère ça plutôt qu'une fin à rallonge sans queue ni tête à la LOST. Enfin une série qui a su s'arrêter... [/SPOIL]

Il y aurait beaucoup plus à en dire, mais ça serait vous gâcher le plaisir de la découverte. En clair, si vous aimez la science-fiction et que vous souhaitez faire un break avec les séries qui passent en ce moment, je vous conseille vraiment The Lost Room ! N'hésitez pas à me donner vos avis dans les commentaires.

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