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Her Story, une expérience vidéoludique à essayer

Avec Her Story, jeu indé sorti en juin 2015, Sam Barlow, papa des Silent Hill, nous propose un style différent, loin des sentiers battus. Son gameplay se résume à l'action de taper des mots dans un moteur de recherche. Vous piochez ainsi dans une base de données qui lie ces mots à des vidéos qui nous permettent d'en apprendre plus sur une enquête policière. Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire afin de ne pas en gâcher la découverte mais pour ma part, je me suis pris au jeu.
La durée de vie est raisonnable bien qu'un peu courte. Comptez environ 4 heures pour en venir à bout. Le challenge réside surtout dans notre volonté d'accéder à l'intégralité de la base de données.

Je trouvais important de soutenir ce type d'initiatives créatives. Ce jeu pourrait très bien servir de matière première pour un autre souhaitant aller encore plus loin. Ce système pourrait être intégré à un autre plus vaste permettent d'y ajouter des embranchements, nous laissant maître de la conclusion.
Her Story est disponible sur la plate-forme Humble Store pour 3,59€ jusqu'au 29 janvier 2015 et sinon vous devrez débourser 5,99€.

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Liens utiles :

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RIP David Bowie (8 Janvier 1947 – 10 Janvier 2016)

Et dire que je comptais commencer l'année du blog sur une note positive. Je crois que c'est raté après l'annonce ce matin du décès de David Robert Jones, plus connu sous le pseudonyme de David Bowie. 27 albums, plus de 50 ans de carrière, incontestable génie de la scène avec un besoin incessant de se renouveler et de s'essayer à tout. Voilà ce que je retiendrai de ce personnage hors norme. Difficile d'en faire un résumé tant son œuvre est grande, diverse et riche en titres légendaires. Je ne peux que vous conseiller d'aller écouter le Page Wikipedia du best of Bowie sorti en 2002 qui rassemble tous les "vieux" classiques de l'homme aux 1000 visages.

Ground Control a perdu le contact avec son Major Tom mais sa voix résonnera encore longtemps dans nos oreilles.

 

David Bowie - Space Oddity

David Bowie - Life On Mars?

David Bowie - The Man Who Sold The World

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Je suis triste et je n’oublierai pas

Déjà plus d'un mois que les attentats du vendredi 13 novembre 2015 ont été perpétrés sur le sol français, emportant avec eux 130 innocents. Une vraie tragédie, en plein cœur de Paris, en France, un pays pas officiellement en guerre. Je n'arrive toujours pas à réaliser. Un cauchemar, irréel. J'avais déjà été choqué par les actes terroristes à l'égard de Charlie Hebdo et de l'hypermarché casher mais j'étais loin de me douter que moins d'un an après, ce serait pire.
C'est vous et moi qui avons été ciblés cette fois-ci. Un symbole de liberté représenté par des personnes d'horizons divers et variés, sortis profiter de la vie, comme un vendredi soir tout ce qu'il y a de plus classique par chez nous.

Je n'ai qu'une hâte, que 2015 s'achève et que 2016 voit le jour sous de meilleures hospices. Je me souviendrai toute ma vie de l'année de mes 30 ans, malheureusement pas pour les bonnes raisons.

P.S. : Je remercie le gouvernement de ne pas avoir raté cette occasion de restreindre nos libertés en manipulant l'actualité, une fois de plus. Heureusement que le pouvoir n'est pas aux mains de la gau... Oh wait.

#JeSuisTriste #EnMémoire

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Créer un fichier vide dans Nautilus à l’aide d’un raccourci clavier

Après vous avoir expliqué comment ajouter des informations en dessous des icônes de Nautilus en vue grille et afficher la taille des images et les EXIFs dans Nautilus avec Nautilus columns, voici un nouveau tip sur Nautilus qui va vous permettre de créer un nouveau fichier vide à l'aide d'un raccourci clavier. Par défaut, il est possible de créer un nouveau dossier vide à l'aide du raccourci <CTRL>+<SHIFT>+N. Ayant souvent besoin de d'ajouter des fichiers et ne souhaitant pas perdre de temps à rentrer dans les sous-menus, j'ai cherché comment ajouter cette action à la liste des raccourcis disponibles. Plusieurs solutions sont disponibles ici et et elles fonctionnaient très bien lorsque j'ai débuté la rédaction de ce billet il y a 3 ans mais ce n'est plus le cas. La dernière en date et celle qui semble la plus pérenne consiste à ajouter le raccourci directement dans le fichier accels des configurations de Nautilus.

nautilus-logo

Pour ce faire :

  1. Quittez toutes les instances de Nautilus en cours à l'aide de la commande :
    1. nautilus -q
  2. Ajoutez votre raccourci avec la commande suivante en remplaçant <Primary><Shift>f par la combinaison de touches que vous souhaitez utiliser :
    1. echo '(gtk_accel_path "<Actions>/DirViewActions/New Empty Document" "<Primary><Shift>f")' >> ~/.config/nautilus/accels
  3. Relancez Nautilus et testez le raccourci
  4. C'est déjà fini !

À noter que <Primary> symbolise par défaut la touche <CTRL>.

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L’auto-hébergement oui, mais sans oublier le backup

L'auto-hébergement, c'est bien

La dégooglisation par Framasoft bat son plein et les services de cloud personnel n'ont jamais été aussi simples à installer. En grand amateur du libre, je ne peux que m'en réjouir. Je m'étonne cependant du manque d'informations concernant une partie importante, que dis-je, cruciale pour toute opération sur des données numériques critiques : la sauvegarde.
Les manuels pour la mise en place et l'utilisation de ces services sont bien fournis. Les guides pour vous aider à basculer d'un service propriétaire centralisé vers ces logiciels libres à installer où bon vous semblent pullulent sur la toile. Mais quid des principes de base de l'auto-hébergement ?

Gérer son infrastructure, c'est mieux

Ces services que vous aviez pris l'habitude d'utiliser tels que Dropbox ou Google Drive ne se contentent pas de synchroniser des données. Leur infrastructure assure :
- une haute disponibilité (la plupart d'entre nous peut plus ou moins s'en accommoder),
- les mises à jour de sécurité côté serveur (étape assez simple sur les 2 solutions citées en début d'article),
- la redondance des données par une vraie politique de sauvegarde automatique.

C'est à cette dernière étape qui m'inquiète particulièrement tant j'ai l'impression qu'elle est sous-estimée et peu présente dans l'esprit des personnes qui se lancent dans l'aventure.
Que se passera-t-il lorsque plusieurs mois ou années de documents versionnés, de calendriers, de carnets d'adresse, se retrouveront coincées à jamais au cœur d'un disque dur ayant décidé de rendre l'âme ? Là où l'utilisateur a tendance à oublier la qualité d'une infrastructure professionnelle sachant se rendre invisible, une personne non-avertie pourrait avoir une bien mauvaise surprise et finir par blâmer l'éditeur de la solution qu'il utilise pour la perte de ses données même si ce dernier n'y est pour rien.

Photo de backup par Tim Reckmann sous licence Creative Commons

photo de Tim Reckmann sous licence Creative Commons

Éduquer à chaque étape

Le sensibilisation à cette problématique de sauvegarde auprès des administrateurs en herbe me semble cruciale. Je conçois que c'est une partie compliquée, moins vendeuse et chronophage en terme de développement et de documentation. Quand on se veut être une solution de stockage, informer ses utilisateurs de ce que ça représente, des risques qu'ils prennent et de comment les éviter ne devrait pas être en option, perdu au fin fond d'une doc', d'un forum ou d'un blog.
Un encart devrait donner des informations d'ordre général sur le sujet au début de l'installation pour expliquer à l'utilisateur à quoi il s'engage et fournir à minima des liens vers des articles de fond sur la mise en place de sauvegarde lors de la dernière étape.

Un disque dur ne suffit pas

Ayant déjà quelques scripts de backup maison à base de rsync, je ne me suis pas encore penché sur la question d'un vrai processus de sauvegarde interne au logiciel que j'utilise. En proposer par défaut pourrait avoir une vraie valeur ajoutée. Vous trouverez ci-dessous quelques idées en vrac pouvant être mises en œuvre.

Le minimum :

  • Un rsync des fichiers de l'instance vers un autre disque que celui utilisé (utiliser une autre partition du même disque ne sert à rien)
  • Backup automatisé de la base de données de l'instance

Aller plus loin :

  • Archive + SSH / FTP
  • Envoyer à un ami, un parent une archive cryptée (entière ou incrémentale)
  • Utilisation d'un service tiers pour gérer les sauvegardes (pas vraiment compatible avec l'idée d'auto-hébergement mais mieux vaut ça que pas de sauvegardes du tout)
  • Service annexe (API) avec un serveur distant pouvant monitorer l'état et la version du backup ainsi que sa restauration en cas de besoin

Pour finir

Le but de cet article n'est en aucun cas de taper sur les solutions libres permettant aux utilisateurs de s'affranchir des géants du net et surtout de contrôler où et comment sont stockées leurs données. Je souhaitais appuyer sur un point important et qui me semble être sous-exposé pour le moment. Que vous vous auto-hébergiez ou pas, prévoyez quoi qu'il arrive la sauvegarde de vos données importantes. N'attendez pas qu'il soit trop tard !