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Review de DeathSpank Orphans of Justice et Thongs of Virtue

Je vous en avais déjà parlé ici il y a un petit moment, DeathSpank est le dernier né en date de Ron Gilbert. Bien qu'il soit sorti le 13 juillet 2010, et disponible depuis sur Steam (PC), le Xbox Live, et le Playstation Network, je n'ai pu y jouer que récemment. Pourquoi me direz-vous ? Et bien je comptais vous en parler ici, mais pour ne pas empiéter sur cette review, cela fera l'objet d'un prochain billet.

Le héros de cette aventure se prénomme DeathSpank, the Vanquisher of Evil, the Dispenser of Justice (et j'en passe), une sorte de chevalier paresseux incorruptible (se faire corrompre étant trop fatiguant pour lui) à la recherche de l'objet ultime: the Artefact ! Sa mission lors du premier épisode sera de délivrer les pauvres orphelins (d'où le titre de l'épisode, Orphans of Justice) enlevés les  par les hommes de main de l'ignoble Lord Von Prong. Comme dans un Diablo-like, il nous faudra acquérir de l'expérience en pourfendant les vilains méchants et en accomplissant les diverses quêtes qui nous seront confiées pour enfin arriver au big boss blondinet à la corde vocale vacillante (ceux qui ont terminé le jeu comprendront). L'aventure est ponctuée tout du long de scènes narratives au style très particulier (ne vous attendez pas à des cinématiques hollywoodiennes à la Mass Effect ou Starcraft II, rien à voir), avec des doublages énormissimes (d'où la difficulté de localiser le jeu je pense, mais des sous-titres auraient suffi). Tout comme dans les point 'n click, différentes répliques sont proposées lors des phases de dialogue pour rendre DeathSpank encore plus funky. Ce jeu n'est clairement pas destiné aux hardcore gamers avides de difficulté, car j'ai effectué le jeu en mode normal et je n'en ai rencontrée aucune (à voir si en difficile le niveau augmente vraiment, mais j'en doute). C'est pour l'ambiance, les décors, l'histoire, l'humour, la patte graphique que vous jouerez à DeathSpank ! Comme à chaque fois avec Ron Gilbert, l'univers proposé nous fait nous évader, et ses personnages, les objets/accessoires, plus farfelus les uns que les autres, ne font que renforcer cette bulle d'oxygène en contraste avec ces jeux de plus en plus aseptisés et où j'ai l'impression que les créateurs attachent plus d'importance à la beauté graphique qu'au scénario ou à la personnalité et au background des différents caractères.

Mon seul bémol concernant ce jeu, c'est qu'en tant qu'utilisateur de PC, je trouve dommage que les menus (clairement taillés pour la navigation console) n'aient pas été remaniés. Quelle lourdeur là où la souris et le clavier pourraient (sans conteste) faire la différence ! Oblivion syndrom ? Pour ce qui est du gameplay, le système de combo consistant à alterner les coups donnés avec une arme différente à chaque coup (possibilité de switcher entre 2 paires d'armes via la touche TAB) ne m'a pas vraiment séduit, et si ce n'était pas pour les attaques spéciales, je ne m'en serais tout bonnement jamais servi. La facilité déconcertante du jeu doit y être pour quelque chose: dommage !

Pour ce qui est de DeathSpank Thongs of Virtue, l'aventure reprend là où la 1ère s'était arrêtée (les 2 volets ne devaient au départ ne faire qu'un), et une fois Lord Von Prong occis, nous voilà chargés par la Red-Haired Woman (l'étrange rouquine qui apparait de temps en temps pour donner le fil conducteur de la quête de DeathSpank) de récupérer tous les strings aux pouvoirs magiques (si si, je vous assure que c'est bien de ça qu'il s'agit) créés au mont Bacon pour faire le bien mais ayant perverti leurs porteurs. Après avoir navigué dans un univers moyenâgeux où les épées, arbalètes et boucliers faisaient de nous un chevalier à fière allure, c'est désormais celui de la guerre contemporaine (auquel j'ai moins accroché, je dois l'avouer) qui fait rage avec ses grenades et autres armes automatiques. Exit Lord Von Prong et sa coiffure à la L'Oréal, c'est maintenant à Santa Claus (le Père Noël) que nous allons nous frotter ! Tout le reste est inchangé, we're back in the business !

Vis à vis de ce volet, le fait qu'il ne soit pas possible de reprendre son personnage pour poursuivre l'aventure dans Thongs of Virtue est le gros point noir auquel je ne m'attendais pas du tout. En tant que joueur PC, j'ai toujours eu l'habitude de trimballer mon/mes perso(s) du début à la fin des extensions d'un même jeu (Diablo, Morrowind, Starcraft, Warcraft), car ne nous y trompons pas, Thongs of Virtue n'est ni plus ni moins qu'une extension de DeathSpank. Quelle ne fût pas ma déception quand je me suis aperçu qu'il me serait impossible de continuer avec MON DeathSpank que j'avais affectueusement fait évoluer jusqu'au niveau 20 dans Orphans of Justice... Unbelievable ! Il ne me semble pourtant pas y avoir de contrainte technique, que ce soit sur PC (of course) , ou sur Xbox/Playstation, entrainant l'impossibilité de récupérer une sauvegarde et d'en tirer les infos nécessaires à une suite ? C'est bel et bien à 2 jeux à part entière que nous avons affaire. Recommencer avec un personnage vide pour continuer une aventure sur laquelle nous avons déjà passé un certain temps me semble anti-immersif au possible... Je n'ai rien trouvé sur le net concernant ce soucis, c'est limite si les tests le mentionnent ! C'est d'autant plus étrange que, comme je vous l'ai dit au début, ces 2 jeux ne devaient faire qu'un...

En conclusion, si vous êtes comme moi un fan de la première heure de Ron Gilbert, vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du tout bon ! Même chose pour ceux qui souhaitent passer un moment de fun aux commandes d'un personnage déjanté (I miss u Guybrush). Pour les purs challengers, passez votre chemin, ou essayez-le au moins avant de l'acheter, il y a de grandes chances que vous soyez déçus. A noter qu'un mode co-op est disponible, mais n'ayant pas eu l'occasion de le tester, je ne pourrais pas vous en dire grand chose, à part qu'il doit être excellent de pouvoir faire l'aventure à 2.

Pour vous procurer DeathSpank Orphans of Justice et sa suite Thongs of Virtue, si vous avez une Xbox ou une Playstation 3, ça ne devrait pas vous poser trop de problème, en revanche, si vous n'avez qu'un PC avec Steam, il vous faudra absolument avoir une IP anglophone (ou tout du moins une adresse anglophone) pour pouvoir acheter le jeu, mais je reviendrai sur cette aberration dans mon prochain billet.

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DeathSpank, le nouveau bébé de Ron Gilbert

En grand fan de Ron Gilbert que je suis, ne pas parler de son dernier projet en date m'était impossible. Mais qui est donc ce Gilbert, doivent se dirent certains d'entre vous ? Si je vous dis Maniac Mansion, Loom, Day of the Tentacle ? Rien ? Ok, bon alors si je vous dis Monkey Island ? Ah quand même, ça vous parle plus ! Et oui, c'est en fait le créateur de cette illustre saga (qui perdure contre vents et marée, pas mal pour un jeu de pirate non ?) et dont je ne tarie pas d'éloges ici même, sur ce blog !

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Son nouveau bébé s'appellera donc DeathSpank, du nom du personnage principal, et devrait sortir courant 2010. Il s'agira d'un RPG aventure, mêlant l'humour et l'univers de Monkey Island, avec des phases de jeu à la Diablo. En somme, un programme plus qu'alléchant (comme toujours souvent avec Ron Gilbert) ! Au niveau de l'histoire, à part que DeathSpank sera sûrement un chevalier devant latter de vilains méchants, je n'en sais malheureusement pas plus, mais je vous invite à aller faire un petit tour sur les différents sites qui se tiennent au courant des nouveautés (avis aux anglophobes, la majorité d'entre eux est en langue de Shakespeare). Je vous ferais sûrement une review une fois que le jeu sera en ma possession !

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