Solutions aux problèmes suite à une mise à jour vers Ubuntu 11.04+ (Gnome 3)

Introduction

Peu enclin à passer sous Gnome 3 (et encore moins sous Unity), je suis resté quasiment 2 ans avec une Ubuntu 10.10. Tout allait bien jusqu'au 10 avril 2012, date à laquelle le support des paquets pour cette version ne fût plus supporté. Après quelques jours de flottement où j'ai hésité, après l'avoir essayée, à passer sous la distribution Mint (issue au choix d'une Ubuntu ou d'une Debian) utilisant Mate, un fork de mon bien aimé gestionnaire de bureau Gnome 2 désormais indisponible sous Ubuntu, je me suis résolu à tenter de rester tant bien que mal sous ma distribution favorite depuis quelques années maintenant. La migration de mon système vers la dernière LTS en date (la 12.04) ne s'est pas toujours déroulée comme prévue, et hormis le passage de Gnome 2 vers Gnome 3, j'ai rencontré d'autres petits soucis dont je vais expliquer la façon de les résoudre dans les billets ci-dessous.

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Index des billets

Arrivée de Steam sur Linux : il était temps !

Que d'années passées pour en arriver là, mais j'aime à penser que nous apercevons la fin du tunnel ! C'est quand même pas trop tôt de voir une plateforme aussi importante que Steam s’intéresser à Linux ! Et dire que j'avais presque fini par me faire une raison... Non, j'exagère si peu. Mais que s'est-il passé pour que les p'tits gars de chez Valve tournent enfin leurs yeux vers les gamers utilisant un OS libre ? L'arrivée de Steam sur Mac en a sûrement été la première étape. Mac OS X est en effet un système composé - entre autre - d'un noyau open source : FreeBSD. Le succès rencontré par son arrivée sur les ordis à la pomme et les étapes de migration désormais connues me font penser qu'une bonne partie du boulot été entamé pour aller plus loin.

Il faut savoir que le patron de Valve, Gabe Newell, est un ancien employé de chez Microsoft et ne pense pas que du bien du Windows 8 à venir (un argument de plus ?). Voir la communauté Ubuntu commencer à proposer des jeux payants via son software center a dû motiver encore plus le CEO de Valve à se pencher réellement sur la question après toutes ces années où les linuxiens - moi y compris - spéculaient sur un possible passage de Steam sur notre manchot préféré. Un autre point ayant pu peser dans la balance est la grande réussite des Humble Bundles - dont je vous ai déjà parlé ici. Les statistiques accompagnant les achats de packs des jeux sur le site ont dû permettre de montrer que le nombre de joueurs sur Linux - bien qu'inférieurs aux utilisateurs de Windows ou de Mac - n'était plus négligeable. Mais n'est-ce pas le cas depuis plus de 10 ans ? Entre ceux qui gardent une partition Windows exclusivement pour jouer et les plus forcenés des barbus qui tweak Wine à mort pour arriver à faire tourner correctement le dernier hit vidéoludique à la mode, je pense que le public ciblé est bien là.

Toutes ces petites choses mises bout à bout font qu'après 10 ans d'attente, nous avançons dans le bon sens. Point de rancœur ici, bien au contraire, j'attends juste de voir tourner Left4Dead 2 et - au moins - les autres jeux source sur mon Ubuntu pour crier victoire. Espérons juste qu'il soit un peu mieux optimisé qu'à sa sortie sur Mac et ne nécessite pas 12Go de RAM pour fonctionner autrement que comme un papi souffreteux à qui nous aurions volé sa canne. La cerise sur le gâteau serait d'avoir un client relativement ouvert permettant aux geeks de patcher les différents problèmes rencontrés puis de les partager afin de contenter un maximum de joueurs aux configurations matérielles différentes. Oui je sais, il faudrait que j'arrête de vivre au pays des bisounours.

J'en profite d'être sur un billet parlant de Steam pour dire à ceux qui me lisent et souhaiteraient jouer avec moi que je suis dispo sur Steam, alors n'hésitez pas à vous faire connaître dans les commentaires ou sur Twitter afin d'échanger nos SteamIDs ! 😉

Lien utile :

 

Changer la résolution d’écran d’une machine virtuelle Virtualbox en ligne de commande

Petite astuce plus pense-bête que véritable billet pour les personnes utilisant VirtualBox. Si vous souhaitez changer la résolution de votre VM en ligne de commande, voici ce qu'il faut taper :

VBoxManage controlvm "nom-de-votre-vm" setvideomodehint largeur hauteur profondeur-des-couleurs

Exemple :

VBoxManage controlvm "Windows XP" setvideomodehint 1024 600 32

J'ai eu besoin de faire cette manip' après qu'un de mes OS virtualisés se soit lancé sans savoir pourquoi dans une résolution minuscule qui ne me permettait pas de basculer dans une résolution convenable. À noter qu'il faut que le jeu de pilotes Guest Additions (merveilleusement bien traduit en français par 'Additions invité') soit installé au préalable sur votre VM pour que cela fonctionne (explications d'installation sur Ubuntu-fr.org ou sur AskUbuntu pour les anglophiles souhaitant plus d'OS en exemples et plus de détails).


Installer le Guest Additions

Je vous invite à aller faire un tour sur la doc de la commande VBoxManage [en] pour y trouver tout un tas de contrôles utiles pour votre VM.

Changer la couleur de l’icône de notification de nouveaux mails sous Ubuntu

Si comme moi, vous aimez bien recevoir des alertes visibles, l’icône en forme de lettre verte (ou bleue) signalant l'arrivée de nouveaux mails ou de messages instantanés peut vous paraître un poil transparente au milieu des images multicolores de la zone de notification. Je vous propose donc de la remplacer par la même lettre mais de couleur rouge cette fois. Notez que les commandes peuvent varier en fonction du thème que vous utilisez. Dans les instructions qui suivent, j'utilise le set d'icônes du thème par défaut d'Ubuntu. Si ce n'est pas votre cas, veillez à changer les chemins par ceux menant à votre thème. Il se peut également que cette icône ne soit pas gérée par votre thème, dans ce cas, vous pouvez appliquer mon exemple à la lettre, le système allant chercher les icônes manquantes dans les dossiers de référence s'il ne les trouve pas dans celui du thème sélectionné.

Changer la couleur de l'icône à l'aide d'une autre lettre rouge déjà présente

Voici les commandes à taper (en root) :

  • rendez-vous dans le répertoire contenant les icônes de la zone de notification
    • si vous utilisez le thème standard : cd /usr/share/icons/ubuntu-mono-dark/status/22
    • si vous utilisez un thème particulier : cd /usr/share/icons/[nom-de-votre-theme]/status/22
  • sauvegardez l'ancienne icône (ça peut toujours être utile si vous souhaitez revenir en arrière plus tard)
    • cp indicator-messages-new.svg indicator-messages-new.svg.bak
  • remplacez l’icône actuelle par une autre en forme de lettre rouge déjà existante
    • cp new-messages-red.svg indicator-messages-new.svg

Si tout s'est bien passé, lors de la prochaine réception de messages, l'icône devrait désormais s'afficher en rouge comme sur l'image ci-dessous.

A savoir qu'il est tout à fait possible de changer la couleur de l'enveloppe en fonction de ses préférences. Le fichier de base étant un SVG, il vous suffit de l'ouvrir (en root) avec un éditeur tel qu'Inkscape, de sélectionner l'intérieur de l'enveloppe, choisir la couleur souhaitée, puis d'enregistrer.

Remettre l'ancienne lettre verte (ou bleue)

Si le changement ne vous convient pas, vous pouvez toujours revenir en arrière à l'aide des commandes suivantes :

  • rendez-vous dans le répertoire contenant les icônes de la zone de notification
    • si vous utilisez le thème standard : cd /usr/share/icons/ubuntu-mono-dark/status/22
    • si vous utilisez un thème particulier : cd /usr/share/icons/[nom-de-votre-theme]/status/22
  • remplacement de la nouvelle icône par l'ancienne
    • cp indicator-messages-new.svg.bak indicator-messages-new.svg

Quelle que soit les manipulations que vous effectuez, sauvegardez TOUJOURS l'original, ce n'est pas pour la place que ça prend, et ça peut vous épargner de nombreuses heures à corriger une fausse manipulation.

Ubuntu 11.04 Natty Narwhal, erreur isolée ou changement de direction ?

Quasiment deux mois après la sortie de la version 11.04 d'Ubuntu baptisée Natty Narwhal, que ressort-il de l'évolution de cette distribution destinée au grand public ? Jusqu'à présent, j'avais toujours été satisfait des choix faits par Canonical, mais cette fois, je dois avouer avoir été déçu, et pas qu'un peu. Les propos qui vont suivre ne reflètent que mon avis et je peux très bien comprendre que vous ne soyez pas d'accord avec chacun des points qui vont être abordés. C'est parce que j'apprécie Ubuntu que je me permets de donner mon avis pour que les choses évoluent dans le bon sens (que ce soit dans le mien ou pas).

L'arrivée de Unity, trop tôt et maladroitement imposée ?

Commençons par le changement le plus flagrant : le remplacement par défaut de l'interface de bureau Gnome Shell par Unity. Outre le fait qu'à mes yeux, ce type d'interfaces trouve tout son sens sur les notebooks ou les tablettes mais n'apporte pas grand chose niveau ergonomie aux ordinateurs de bureau (ce n'est pas le débat), j'ai trouvé incroyable de l'imposer aux utilisateurs n'effectuant qu'une mise à jour sans même les prévenir que tout leur environnement de travail allait changer ! Les geeks me diront (à raison) que ça faisait un bail que c'était prévu, et en étant un moi-même je le savais bien, mais ici il ne s'agit pas d'une quelconque distro 4 da g33ks only. Le changement d'un environnement de bureau est un événement majeur dans l'expérience d'un utilisateur à ne surtout pas prendre à la légère même pour un geek, alors que dire quand il est question de LA distribution qui se veut la plus user friendly, l’étendard des "jeunes" (et moins jeunes) libristes en puissance ? Si les habitués ont vite su comment revenir sur le mode classique, j'ai pu constater qu'il était loin d'en être de même pour les novices. Alors oui, Google est ton ami, on connaît le refrain ! Mais est-il normal d'avoir besoin de chercher quoi que ce soit pour revenir sur une configuration précédente alors que la seule action exécutée par l'utilisateur aura été de mettre à jour son système, comme recommandé par... le système lui-même !

Les bugs en pagaille de Unity (non focus des applications devant se lancer après un clic sur un lien ou autre, nombreux problèmes au support des dualscreens là où il n'y en avait pas avant, la white list de l'applet indicator...)  après plusieurs bêtas prouvent bien que le projet était trop jeune pour être poussé en production. Je ne vais pas faire de commentaire quant à un possible coup de Mark Shuttleworth souhaitant mettre en place Unity au plus vite pour éviter que les gens ne s'habituent à Gnome 3... Amusant comme je sens une odeur familière au monde propriétaire traverser la banquise.

Utilité de l'installation automatique des nouvelles applications par défaut lors des upgrades

Ce n'est pas propre à la 11.04 mais tant qu'à parler des petites choses pouvant déranger lors des upgrade, autant tout déballer, non ? Je n'ai jamais su trop quoi penser de l'installation automatique des nouvelles applications par défaut ? Quel est l'intérêt pour un utilisateur habitué à un soft de lui en ajouter un du même usage ? S'il n'était pas satisfait de celui proposé par défaut, il en aura sûrement téléchargé un autre via la logithèque ou grâce à des recommandations d'un ami/un ennemi/Google/Obi Wan Kenobi. N'est ce pas un des charmes du libre que de pouvoir essayer différentes solutions pour trouver celle qui nous convient ? Et installer des programmes qui ont de grandes chances de ne jamais servir (puisqu'ils n'ont pas été présentés et que la personne devait déjà utiliser ceux installés précédemment), à part installer un sentiment de confusion et alourdir la liste des applications, l'espace disque et le nombre de mises à jour à faire, désolé mais je ne vois pas. [NotePourLesTrolls] Pour l'utilisateur lambda, la fenêtre de description des mises à jour N'EST PAS une présentation et n'est d'ailleurs jamais consultée par les novices ! [/NotePourLesTrolls]

Propositions

Il me semble logique que les nouvelles applications sélectionnées à chaque version soient placées par défaut lors d'une installation mais pourquoi forcément les installer lors d'une mise à jour. A mon humble avis, une présentation poussée des nouveautés et des changements engendrés par cette dernière devrait être proposée. Une présentation pouvant paraître trop lourde à gérer, le minimum serait de donner les liens vers les pages du wiki les concernant.
Une option devrait proposer à l'utilisateur de rester sur les paquets déjà présents sur son ordinateur, sauf en cas d'obsolescence avérée ou de choix clairement notifié. J'entends d'ici les gens qui vont me dire, qu'il n'y qu'à rester sur une LTS (Long Term Support) comme ça, évitant ainsi les problèmes pendant 3 ans (date de renouvellement des version LTS). Je ne suis qu'en partie d'accord car nous ne ferions que retarder l'inévitable. Je ne cherche pas à esquiver les évolutions, cycle normal en informatique, ni les choix faits, mais je pense qu'ils devraient mieux être expliqués pour que tout le monde puisse savoir de quoi il retourne avant de prendre les décisions qui s'imposent. Je le dis et je le répète mais c'est d'une distribution destinée à tous dont il est question !

Conclusion

Après tout ça, vous pourriez être tenté de croire que je dénigre complètement Ubuntu, et pourtant il n'en est rien, même si je dois bien avouer que les choses ne vont pas vraiment dans un sens que j'apprécie. Donner son avis pour faire évoluer les choses n'est-il pas une des propriétés du monde des logiciels libres ? Car au fond, ce n'est pas forcément à moi que je pense en écrivant ce billet car je suis à même de changer les éléments qui ne me correspondent pas même si je trouve ça déprimant. Nombreux ont été les gens déçus ou ayant des problèmes face à cette mise à niveau, difficile après ça de dire aux utilisateurs lambdas que la vie sous Ubuntu est plus calme et tranquille que celle d'un utilisateur du côté obscur de la force. Espérons que les prochaines versions soient moins perturbantes que celle de ce mois d'avril 2011. Dur à croire, surtout quand on entend Mark Shuttleworth parler d'un possible mais sérieux remplacement de Firefox par Chrome dès la 12.10 (dans un an et demi). Si encore c'était Chromium, je ne dis pas, mais Chrome...