Hotot, un client Twitter Open Source à découvrir

Intégralement basé sur des technos web ouvertes (HTML, JS, CSS), Hotot reprend les mécanismes déjà bien connus des principaux clients Twitter. Il permet le multi-colonnes pouvant afficher la timeline, les messages directs, les mentions, les profils utilisateurs ou la recherche intégrée, mais aussi l'intégration dans les tweets de médias de type image. Les conversations sont faciles à suivre puisque le fil des différents tweets les composant sont affichables d'un simple clic et se placent antéchronologiquement sous le dernier. Autre détail qui a pour moi son importance, à l'heure où tous les liens passant par Twitter sont raccourcis et transformés par le service t.co, Hotot traduit les liens et les affiche tels qu'ils ont été postés par leurs utilisateurs (ce qui ne vous empêchera pas de tomber sur des liens raccourcis). Une fonction de notifications par alertes visuelles ou sonores est activable / désactivable à souhait. Vous pouvez aussi éditer l'ensemble des informations contenues dans votre profil (photo de profil, bio...) sans passer par le site officiel.

A l'aide d'extensions déjà fournies à l'installation, il vous sera possible d'activer ou de désactiver des fonctions telles que le filtrage par mots-clés / services afin d'éviter les tweets que vous ne juger pas utile de voir sur votre timeline (Foursquare, Viadeo, Linked In & co pour ma part). Les Google Maps peuvent aussi être affichées directement et vous pouvez également configurer le module d'upload de photos vers les services img.ly, Twitpic ou Plixy. Un autre module permet la sauvegarde de tweets sur ReadItLater ou Instantpaper.


Capture d'écran de la timeline principale

Ce projet open source (encore en version alpha) fonctionne aussi bien sur Linux que sur Windows ou Mac OS. A noter que pour les hardcore users de l'oiseau bleu, il ne supporte pas encore le multi-comptes, mais vous pouvez le lancer plusieurs fois. Pour être 100% satisfait, il faudrait juste qu'on puisse définir que le haut de la timeline ne bouge pas lors de la réceptions de nouveaux tweets. J'aime pouvoir reprendre ma lecture là où je l'ai arrêtée sans avoir à faire attention de ne pas être tout en haut de la fenêtre.

Selon moi, ses gros points forts sont sa légèreté, sa simplicité, ses fonctions pratiques et son système d'extensions qui permet à tout développeur d'y ajouter des fonctions. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait pour y intégrer le "raccourcisseur" d'urls YOURLS que j'utilise depuis quelques temps. Un système était déjà en place pour les gros services tels que Bit.ly ou tinyURL, il m'a donc été facile de le modifier pour y implémenter ce que je voulais. J'ai d'ailleurs été agréablement surpris, après avoir soumis ma modification sur Github, qu'elle soit intégrée dans la foulée. Petit bémol à ce propos, car ça me laisse penser que les modifications ne sont pas testées avant d'être poussées en MAJ... Espérons que ça ne soit que pour les ajouts mineurs (ce qui n'excuse en rien cette pratique).


Capture d'écran de l'affichage d'un profil

Pour l'installer sur Ubuntu, ajoutez le dépôt suivant à l'aide des commandes ci-dessous :

  • sudo add-apt-repository ppa:hotot-team
  • sudo apt-get update
  • sudo apt-get install hotot

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Jouez tout en faisant une bonne action avec les Humble Bundles

Aujourd'hui, je vous propose un billet à propos d'une action coup de cœur qui devrait intéresser les âmes charitables et gamers (hardcores comme casuals) que vous êtes et qui ne connaitraient pas encore cette jolie initiative. Il s'agit de packs de jeux indépendants (indie games) proposés pendant une durée déterminée et pour lesquels vous et vous seul fixez le prix que vous souhaitez y mettre. En plus de rémunérer les gentils développeurs à l'origine de ces jeux qui sortent de l'ordinaire, vous avez la possibilité d'attribuer une partie de la somme à des œuvres de charités telles que l'Electronic Frontier Foundation (luttant dans l'intérêt public pour défendre la liberté de parole, la vie privée, l'innovation et les droits des consommateurs sur internet) ou Child's Play (distribuant des jouets, des livres et des jeux-vidéos aux enfants résidant dans des hôpitaux). A noter que les packs sont disponibles pour Windows, Linux et Mac OS, de quoi contenter tout le monde (enfin tous les joueurs utilisant un clavier et une souris :p). Il est possible d'ajouter les clés fournies sur le site Humble Bundle sur Steam, Desura et On Live en fonction des plate-formes que vous avez l'habitude d'utiliser. N'oubliez pas de suivre @Humble sur Twitter, d'aller de temps en temps sur le site ou encore de consulter l'adresse mail que vous aurez renseignée lors du paiement car les bundles évoluent et de nouveaux jeux peuvent y être ajoutés ultérieurement.

En ce moment (et pour encore 12 jours), c'est le Humble Voxatron Debut qui propose l'excellent (et déjà célèbre) Block That Matter (production française qui plus est, dont le test par Mement0 sur Console Syndrome est disponible ici), The Binding of Isaac et Voxatron Alpha. Pour vous donner une idée, voici quelques hits déjà parus dans les Humble Bundles précédents : World of Goo, Penumbra, Braid, VVVVVV et j'en passe !

Une belle manière de faire une bonne action tout en se faisant plaisir. C'est aussi une occasion de montrer que nous autres, internautes, ne sommes pas que des consommateurs de gratuit ou des vilains tipiaks. A vos porte-monnaie électroniques et à vot' bon cœur ! 🙂

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Synergy: partager son clavier et sa souris entre ordis [Windows, Linux, Mac]

[Edité le 17/12/2013 suite au billet "Synergy : résoudre le problème des boutons suivant/précédant inactifs de la souris"]
Je me rends compte que les informations ci-dessous sont un peu obsolètes, en grande partie à cause des captures d'écrans d'un logiciel qui a évolué aussi bien sur Windows, que sur Linux ou sur Mac OS. Les principes restent les mêmes et je ne pense pas que vous soyez perdus en vous référant à ce que j'ai écrit. Si jamais c'était le cas, je vous invite à vous servir des commentaires.
#ff00ff;">/!\ Il y a cependant une information sur laquelle je souhaitais revenir concernant l'installation de QuickSynergy sur Linux (et sûrement de Mac OS X Synergy Configurator mais n'ayant toujours pas de Mac sous la main, difficile de vérifier). Ces derniers sont désormais inutiles, le paquet Synergy possédant désormais tout ce qu'il faut pour être facilement paramétrable de façon graphique. L'expérience d'utilisation de Synergy est homogène entre les différentes plate-formes !

[Article original du 21/10/2010]
Je viens vous présenter une application pour les geeks (limite nerds à ce niveau) puisqu'il s'agit de Synergy, un soft permettant de partager votre clavier et votre souris avec des ordinateurs connectés à votre réseau local. Une fois Synergy installé sur vos différentes machines, il vous suffira alors de passer la souris d'un écran à l'autre (comme si vous étiez en multi screens) pour prendre le contrôle du système en question. Ce qui fait son utilité et sa force, c'est qu'il fonctionne sur toutes les plateformes (de Linux, à Mac en passant par Windows), et vous pouvez le télécharger légalement ici, puisqu'il est libre et gratuit.

Quelle est la différence et quel est le plus apporté par Synergy par rapport à des logiciels de prise de contrôle à distance tel que VNC, me direz-vous ? L'utilisation entre ces 2 solutions n'est à mon sens pas la même. Tout d'abord parce qu'il sera préférable d'utiliser VNC sur une machine sans écran, ou ne se trouvant pas dans la même pièce. Alors qu'avec Synergy, il est obligatoire (ou du moins grandement conseillé) d'avoir tous les écrans à côté si nous souhaitons nous y retrouver. Dans ce cas là, pourquoi perdre de la place sur un écran à lancer VNC alors que nous en avons un qui est là pour ça et qui ne pourra être attribué à rien d'autre (un écran de portable par exemple). Il a été conçu pour permettre une cohabitation aisée entre plusieurs ordinateurs se trouvant sous différents OS, évitant ainsi à l'utilisateur de changer sans arrêt de clavier/souris (c'est en tous cas comme ça que je l'utilise).

Voici un petit guide pour vous aider à configurer tout ça.

Pour les Windows users:

Lorsque le logiciel sera installé, vous devrez choisir si vous souhaitez que ce soit le clavier/la souris de ordinateur sur lequel vous vous trouvez qui contrôle les autres, ou si au contraire, c'est lui qui sera contrôlé par un autre ensemble. Nous allons commencer par configurer le côté serveur à partir duquel vous piloterez les ordis, et nous passerons ensuite au côté client qui sera contrôlé.

Configuration côté serveur (clavier/souris qui contrôlent les autres):

- pour commencer, cochez la case Share this computer's keyboard and mouse (server)


- cliquez sur Advanced et notez votre Screen Name (normalement c'est le nom de votre machine), ça vous servira plus tard

- cliquez ensuite sur configure

- dans l'encart Screens, ajoutez le nom des ordis comme vu plus haut avec le Screen Name (il y a quelques options en plus que vous pouvez activer ou pas, je me sers surtout des corners qui désactivent la fonction de switch, histoire d'être sûr de ne pas basculer sans le vouloir sur un autre écran en mettant sa souris dans les coins)

- au niveau de Links, vous allez définir la disposition des écrans, c'est à dire lequel sera à gauche/droite/haut/bas de l'autre, simple question de préférence (à noter qu'il faut paramétrer les liens dans les 2 sens, sinon votre souris restera bloquée sur un écran, c'est bête mais c'est comme ça, des fois qu'un gugus veuille se créer un casse-tête, il le peut !)

ex: ici mon Ordi1 sera à gauche, et mon Ordi2 à droite

- si vous souhaitez que le logiciel se lance automatiquement au démarrage de Windows, allez dans AutoStart et choisissez l'option que vous préférez (soit celle de gauche pour que ce soit au moment où vous vous loguez, pour qu'il n'y ait qu'un seul utilisateur qui puisse utiliser Synergy par exemple; soit celle de droite si vous souhaitez que ce soit quand l'ordi se lance, peu importe l'utilisateur)

- il ne vous reste plus qu'à appuyer sur Start, et la configuration du serveur sera terminée

Configuration côté client:

Ici rassurez-vous, les choses sont plus simples. Allez dans Advanced pour être sûr que le nom de l'Ordi2 correspond bien à ce que vous avez marqué pour lui dans la configuration de l'Ordi1 (soit dans mon exemple Ordi2). Cochez la case Use another computer's shared keyboard and mouse (client), rentrez l'adresse ip du pc n°1 et cliquez sur Start et le tour est joué !

Pour les Ubunteros (Linux):

Synergy se trouve dans les dépôts Universe donc si ce dernier est déjà activé chez vous, un simple tour dans Synaptic ou un petit sudo apt-get install synergy devrait suffire (je vous conseille d'installer également QuickSynergy, l'utilitaire pour configurer Synergy de façon graphique), sinon, je vous renvoie par ici pour apprendre comment ajouter/modifier sa liste de dépôts.

Côté serveur (Share):

Mettez le nom de l'ordi à l'emplacement voulu et cliquez sur Execute !

Côté client (Use):

Dans Serveur hostname/IP address il vous faudra mettre le nom/adresse IP de l'ordinateur qui partage son clavier/souris, et dans Screen name, rentrez le nom de l'ordi client comme vous l'avez fait dans la configuration du serveur (voir plus haut). Voilà le travail ! Et après on va dire que c'est compliqué Linux... 😀

Conclusion:

Je n'ai pas mis d'explications pour les Mac users (je n'en ai pas sous la main), mais il semblerait que ce petit utilitaire (Mac OS X Synergy Configurator) joue le rôle de QuickSynergy. Sachez également que Synergy étant multiplateformes, vous pouvez utiliser les clients et les serveurs de façon indépendante entre les différents systèmes d'exploitation, il suffit de suivre l'étape qui vous intéresse en fonction de l'OS !

Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à les poster en commentaires, j'essaierai d'y répondre comme je peux !

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Créez facilement vos symlinks (liens symboliques) grâce à Symlink Creator

Pour ceux qui auraient raté un épisode et ne sauraient pas ce qu'est un symlink, je vous invite à aller lire ce billet que j'ai rédigé il y a un petit moment qui est en fait un petit tuto pour en créer via la ligne de commandes. Si vous n'êtes vraiment pas à l'aise avec ce genre de manipulations mais que vous souhaitez tout de même faire vos liens symboliques, je pense que Symlink Creator devrait vous intéresser. C'est un petit utilitaire très simple où il suffit de rentrer l'adresse du lien à créer, le nom de ce dernier, l'endroit vers lequel il doit pointer, et quel sera son type.
Par exemple, si je souhaite créer un symlink sur le bureau qui s'appèlera HD C du PC2 et qui pointera vers le disque dur C de mon 2ème ordinateur, que ce lien ne soit pas qu'une simple redirection mais que l'adresse soit en "dur" et que les informations dans les propriétés soient plus intéressantes que la taille d'un fichier .lnk, voilà à quoi ressemblera ma configuration de Symlink Creator:

Je vous voir venir avec votre "mais à quoi servent les autres options disponibles dans Select the type of link" ? Et bien c'est assez simple, Hard Link signifie que votre lien ne représentera pas une adresse mais réellement le fichier que vous aurez choisi et que pour réellement supprimer ce dernier, il vous faudra enlever tous les hard links s'y référant (à noter que les hard links ne peuvent pas pointer sur un volume différent). Quant à Directory Junction, c'est une jonction de répertoire plus classique que les autres. Si vous souhaitez en savoir plus sur les jonctions, je vous invite à aller lire cette page. Si vous ne voulez pas trop vous prendre la tête, utilisez Symbolic Link !

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VirusTotal, analyse anti-virale de fichiers online

Ca nous arrive à tous de télécharger ou de recevoir certains fichiers provenant d'endroits peu fiables ou il nous arrive aussi de douter de notre antivirus, du coup, il est toujours intéressant de pouvoir faire d'autres tests afin d'éviter toute contagion de son système. C'est pour cette raison que je viens vous parler de VirusTotal qui permet donc une analyse anti-virale de fichiers en ligne. Il va tester vos fichiers via les moteurs de nombreux antivirus munis de leurs dernières mise à jour de signatures afin de ne rien laisser passer ! Petit bémol, il ne prend qu'un seul fichier à la fois, mais étant gratuit et efficace, on ne va quand même pas se plaindre. Une fois le scan effectué, un rapport vous présente les divers résultats recueillis lors de la recherche de virus ainsi que quelques données supplémentaires comme le md5/SHA1/SHA256...

A noter que vous pouvez envoyer votre fichier par mail à scan@virustotal.com en mettant SCAN comme sujet et vous recevrez les résultats dans votre inbox dès qu'il aura été traité. Le logiciel VirusTotal est également disponible (pour Windows évidemment...) ici pour ne pas avoir à passer via un navigateur si vous l'utilisez souvent.

En somme, VirusTotal est un bon utilitaire web à garder sous le coude.

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